Conclusion de l’étude anatomique
L’appareil de rétention de l’endopodite 2, à l’opposé de la plupart des coaptations précédentes, paraît être une formation née de novo et en relation étroite avec l'existence d’un endopodite 2 allongé. De fait elle n’existe pas chez les Trichoniscidæ inférieurs et chez le Porcellionide Æemilepislus où l’endopodite 2 est court. De même ses dimensions — Ia largeur du moins — paraissent également adaptées aux dimensions de l'extrémité de l’endopodite 2 : large gousset chez Androniscus, tube fin chez Trichoniscus; Haplophthalmus et les Crinocheta supérieurs. Il s’en faut pourtant de beaucoup que la coaptation soit précise : l'extrémité de l’endopodite 2 est loin d’être à l’étroit dans ce tube dont deux des faces sont d’ailleurs mobiles et déformables.
Il existe cependant des preuves d’une certaine indépendance entre les deux parties antagonistes : malgré une assez grande uniformité dans la forme de l’endopodite 2 et de l’exopodite 5, on observe chez les Crinochela une certaine évolution, assez faible d’ailleurs, de la coaptation : absente chez les formes inférieures (Scyphacidæ), incomplète chez Æalophiloscia, également inférieure. De même une des conditions d'existence du tube de rétention : la rectitude du bord interne, n’est pas l'apanage exclusif de l’exopodite 5 des mâles. |
Enfin le. fait que, chez les mäles de grande taille de la plupart des espèces, à la fois chez les Trichoniscidæ (Trichoniscus) et les Crinocheta (Porcellio\ l'extrémité du tube de rétention n’est pas
LES COAPTATIONS SEXUELLES DES ONISCOIDEA 301 mm oo occupée par l’endopodite », apporte une autre preuve qu’une certaine nee existe entre les deux formations antagonistes. La présence de cet appareil est loin d’être constante. Il manque chez les formes inférieures et certaines formes supérieures.