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dané chez certaines espèces, l'accrochage des endopodites 1, se retrouve chez toutes les espèces, genres et familles que j'ai pu observer, tant parmi les Synocheta que parmi les Crinocheta. En admettant la généralisation pour ces deux superfamilles (certainement valable pour les Crinocheta) la coaptation existe chez tous les Oniscoïdea présentant une seule apophyse génitale (l’immense majorité des Oniscoïdea). à
Par contre l'emboïîtement de la partie distale des endopodites 1 est très localisé ; certains Scyphacidæ. L'appareil de rétention de l'appendix masculina a une présence également irrégulière : il manque chez les Trichoniscidæ inférieurs et moyens, chez les Crinocheta inférieurs (Scyphacidæ), probablement chez les £ubelidæ et chez les Armadillidæ. La présence de la pince préhensile est encore plus rare : une espèce sur une trentaine connues chez les [Haplophthalminæ, quelques espèces sur un chiffre beaucoup plus considérable chez les Trichoniscinæ. |
La conclusion qui paraît donc s'imposer au sujet de l’utilité de ces coaptations sexuelles, c’est /a présence générale, chez des antmaux ayant le même genre de vie ou une constitution identique, des coaptalions utiles et la présence irrégulière des coaptations paraissant indifférentes.
7° Si on examine maintenant le problème de l’évolution de ces coaptations sexuelles, l'étude anatomique a mis en lumière quatre points.
a) L'apparition brusque des détails complémentaires indépendants l'un de l'autre. Cette apparition brusque est particulièrement nette chez les T'richoniscidæ pour le bouclier de l’apophyse génitale, le disque denté du corps de l’apophyse chez Androniscus, la lamelle ventrale de l’endopodite 1 de T'itanethes et d’Hyloniscus, la scissure de l’angle dorsal interne de l’endopodite 1 d’Oritoniscus ; chez les Crinocheta : la scissure de la lamelle ventrale chez Armadilloniscus, les dents d’engrenage chez les Oniscidæ supérieurs ; chez les deux superfamilles : les caractères sexuels secondaires du péréiopode 7.
Il est évidemment difficile de parler d'apparition brusque en phylogénie car on peut toujours dire à l'encontre que les termes intermédiaires ont disparu. Cependant au cours du développement actuel on n'assiste pas à une progression lente de ces détails : par exemple le bouclier de l’apophyse génitale de Porcellio apparaît
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brusquement à la 5° mue, alors que l’apophyse a une section triangulaire isocèle à la mue précédente. De même le disque denté de l’apophyse d’Androniscus apparaît brusquement à la 3° mue. Il en est de même pour la scissure de l’angle dorsal interne de l’endopodite d’Orttoniscus, les dents d'engrenage des lamelles latérales ventrales des Crinocheta supérieurs dont l'apparition est tardive. Pour la plupart des caractères sexuels secondaires du 7° péréiopode, exception faite de ceux d’Androniscus, on observe également un développement rapide. ù
Cette apparition brusque au cours du développement ontogénique plaide donc, de même que l'absence de stades intermédiaires chez d’autres espèces, en faveur d’une apparition brusque des caractères complémentaires indépendants au cours de l’évolution du groupe.
b) L'existence parallèle de détails complémentaires homologues chez des groupes présentant une origine lointaine commune. De nombreux détails constitutifs des coaptations étudiées se retrouvent à la fais chez les Synocheta et les Crinocheta, groupes dont VanDeL (1943) a montré l’évolution ‘parallèle à partir d’une souche commune. On retrouve ainsi dans ces deux groupes : le bouclier de l’apophyse génitale, les lamelles latérales dorsales et ventrales des endopodites 1, la scissure des lamelles dorsales de ces appendices, le tube de rétention porté par l’exopodite 5, les caractères sexuels secondaires présentés par différents articles du 7° péréiopode.
Il faut d’ailleurs souligner que ces détails ne sont qu'homologues -et non identiques d’un groupe à l’autre. Il y a par exemple une différence marquée entre les lamelles latérales ventrales de T'itanethes et celles des Crinocheta: de mème qu'entre le bouclier de l'apophyse génitale d’A/pioniscus ou d’Androniscus très peu chitiuisé ventralement, et celui des Crinocheta qui est fortement chitinisé, enfin les caractères sexuels du 7° péréiopode .sont loin d’être identiques d’un groupe à l’autre.
Parmi ces caractères communs il en est qui n'existent que chez les termes moyens ou supérieurs de ces deux phyllums : les lamelles latérales ventrales des endopodites r, la scissure des lamelles dorsales de ces mêmes appendices, l’appareil de rétention de l’appendix masculina, les caractères sexuels secondaires du 7° péréiopode, le bord interne rectiligne de l’exopodite du pléo-
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