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Cabinet des Estampes, fonds Marolles, t. CXXXVIL

LES ARTISTES CÉLÉBRÉS

troyen à Paris aux environs de 1648'. Cette date est trop tardive. En 1646, le nom de N. Cochin paraissait au bas d’une planche singulière, que l’on peut voir aux Estampes dans le volume XXXIXe de la collection Hennin. C’est un de ces Cébès ou tableaux édifiants, accompagnés de légendes, dont il se trouve tant d’exemples dans la curiosité au xve et au xvT siècle. Il est conçu comme certaines grandes compositions de Callot. Le titre, à lui seul, est un monument d’archéologie: La Carte du Royaume des deux , avec le chemin pour y aller , suivant le raport véritable de celuy qui en est venu et qui y est retourné , et selon les révélations qui en ont été faictes à ceux qui y ont esté après lui. — Cette Carte du Royaume des deux a esté composée par le Sr Hiérosme Chastelain , à la gloire de Dieu Roy des Roys. St. Df.lla Bella dess. N. Cochin gra. Par permission et privilège du Roy octroié à l'auteur, lequel l'a cédé à Pierre Mariette, demeurant rue St-Jacques, à l’Espérance, avec approbation de Mrs les Docteurs de Sorbonne. Il est hors de doute qu’à l’époque où Etienne de La Belle dessinait cette planche orthodoxe (la même année, il faut le remarquer, où il donne sa magnifique estampe du Pont-Neuf). Cochin était à Paris, à ses côtés, probablement sous ses ordres. Peut-on en douter quand on relève ailleurs, dans le Catalogue d’Etienne de la Belle dressé par Jombert, la mention suivante : « 1645. — Feste theatrali per la Finta Pazza, draina del fig. Giulio Stro\\i , rappr. nel Picolo Borbone , in Parigi , quest’ anno 1645... » frontispice in-f°, accompagné de cinq décorations théâtrales pour la pièce ci-dessus (la Finta Pa\\a), signées Jacomo Torelli da Fano inven. N. Cochin fecit, — le tout d’après les dessins de La Belle?2

La même année i6q5, paraissait chez Balthazar Moncornet, graveur et marchand d’estampes, un petit recueil de dix-huit planches, format in-16, intitulé : Livre nouveau de fleurs très ut il pour l'art d'orfèvrerie et autres , dédié à Jean deLeins. Les deux tiers supérieurs de ces petits cuivres sont occupés par des fleurs à mi-tige, que la rigidité et le fini de leur exécution rendent en effet très propres à la reproduction métallique. Le tiers inférieur, une étroite bande de quatre centimètres de hauteur environ sur une douzaine de largeur, représente, à dimensions presque microscopiques, quelques-uns de ces sujets de chasse ou de fantaisie dans lesquels Callot s’est si souvent complu. Les fleurs ont pour auteur un certain

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