‹ Les CochinChapitre 4 sur 102 · Jombert, Catalogue d’E. de La Belle, nos 101 et · texte numérisé non relu

Jombert, Catalogue d’E. de La Belle, nos 101 et

Fragment supérieur de La Carte du Royaume des deux avec le chemin pour y aller, suivant le raport (sic) véritable de celuy qui en est venu, et qui y est retourné, et selon les révélations qui en ont été /aides à ceux qui y ont esté après luy.

Composition de Hierosme Chastelain. — Réduction de la gravure de Nicolas Cochin le Vieux, d'après le dessin de Stefano délia Relia.

LES ARTISTES CELEBRES

Le Fèvre, et les paysages sont de Cochin. Nous surprenons ici, à une date précise, une de ces menues occupations qui faisaient vivre notre artiste1 en attendant que les commandes officielles lui eussent assuré une aisance relative. De même, ne sommes-nous pas fondé à placer, en 1 643 , à l'année même de Rocroy, la planche intitulée : Cornettes , Guidons et Drapeaux, pris sur les ennemis à la bataille de Rocroy , portés en cérémonie à N. Dante par les Cent-Suisses, signée Cochin et Boudait?2 On peut objecter que toutes les grandes planches qui ont consacré le souvenir de cette campagne ont paru plusieurs années après, et que ces pièces d’histoire d'un nouveau genre ne portent en général qu’une date, celle de l’événement célébré. Sans doute, le Recueil de Beaulieu est dans ce cas, et de même nombre d’œuvres de Sébastien Le Clerc, de Ludovic de Chatillon, de Pérelle, etc. Mais il n’en est pas de même ici. La pièce ne semble pas avoir de caractère officiel. La disposition même des personnages indique plutôt une de ces pièces de circonstance exécutées sur le vif et rendues avec cette pointe de naïveté qui flatte l’amour propre d’une nation glorieuse. L’un des auteurs dut dessiner d’après nature, et l'autre, graver sans retard. Nous admettrons donc que Cochin était à Paris en i6q3, et qu’il y jouissait déjà d’une certaine notoriété.

Nous irions plus loin encore et nous reculerions volontiers cette date de trois ou quatre années, sur le simple aperçu des quatre planches, fort belles d’ailleurs, qui ont pour titre : Décorations et machines aprestées aux Nopces de Tétis, ballet royal, représenté en la salle du Petit-Bourbon, par Jacques Torelli, Inventeur. Dédié à l’Eminentissimc Prince Cardinal Ma\\arin. Giacomo Torelli da Fano Inv. N. Cochin F. — 3. Ce ballet est de 1 63 5 . Ici nous ne prétendons pas que la gravure en fût commandée dès 1 6 3 5 (et nous savons d’ailleurs qu’en 1 6 3 3 Cochin était encore à Troyes) ; mais il nous semble impossible qu’elle ne l’ait pas été dans les dernières années du ministère de Richelieu, autour de 1640. La dédicace, qui contredit cette hypothèse à première vue, la confirme à la réflexion. Quelle apparence que Mazarin, dès ses débuts,

1. Rappelons que Moncornet devait être pour Cochin un ami de la première heure; son nom se lit, soit comme graveur, soit comme éditeur, sur une quantité' de pièces anciennes de notre artiste.

2. Voir Appendice de la Bibliothèque historique de la France, par G. M. de Fontanieu, t. IV, partie ir, année 1643.

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