Cité par Paul Mantz, même article
3. Supplication aux orfèvres, ciseleurs, sculpteurs en bois pour les appartements , et autres, par une société d’artistes. ( Œuvres diverses, t. I01.) Parut d’abord dans le Mercure de 1754.
vercle d’un pot à ouille ils exécutent un artichaut ou un pied de céleri de grandeur naturelle, de vouloir bien ne pas mettre à côté un lièvre grand
FRONTISPICE
du Temple de la Renommée, par Piron Fac-similé de la gravure de C. N. Cochin père, d’après le dessin de son fils.
comme le doigt...; de ne pas changer la destination des choses, et se souvenir qu’un chandelier doit être droit et perpendiculaire, pour porter la lumière...; qu’une bobèche doit être concave pour recevoir la cire qui
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coule, et non pas convexe pour la faire tomber en nappe sur le chandelier;...
« Sont priés MM. les sculpteurs d’appartement d’avoir agréable, dans les trophées qu'ils exécutent, de ne pas faire une faux plus petite qu’une horloge de sable, une tête d’homme plus petite qu'une rose, etc. »
Comment ne pas rire d’une si amusante supplique, ou comment se fâcher ? L’auteur y priait si humblement les architectes de « vouloir bien examiner quelquefois le vieux Louvre, les Tuileries, et plusieurs autres bâtiments royaux du siècle passé qui sont universellement reconnus pour de belles choses »; il y plaidait si doucement la cause de l’angle droit contre l’angle aigu et obtus; il conjuraitsi joliment lesdits architectes de renoncer à leurs « chères consoles », et à ces supports qui ne portent rien ! Le succès de cette pièce fut vif, et Cochin se montra dès lors plus audacieux L
Dans un second factum, il osa s’en prendre au « grand » Meissonnier lui-même, à ce Turinois francisé qui fut chez nous peintre, sculpteur, architecte, dessinateur, orfèvre du roi, véritable Bernin de Louis XV, et qui fit école de mauvais goût dans tous les genres. Avec lui, l’ornementation devint fantastique 2, et envahit tout. Il traitait d’ailleurs du même