Mémoires, p. ni
Frontispice des Etreintes Mignonnes po u r l’année 1 74 / , Fac-similé de la gravure de C. N. Cochin le fils, d'après son propre dessin.
(Collection de M. Henri BeTaldi.i
ménager sa peine, de la vente des livrets du Salon', et de l’extinction des dettes criardes de l’Académie.
Ce zèle était d’ailleurs en général récompensé. M. de Marigny donna en tout temps à Cochin les preuves de la plus affectueuse bienveillance. Il l’emmena avec lui dans un voyage qu’il fit en Flandre et en Hollande, voyage dont par malheur nous n’avons trace que dans les dessins de sa collection2. En 1762, Cochin eut l’ennui de voir disposer, sans son agrément, par Caylus, d’une place qu’il convoitait, celle de dessinateur de l’Académie des Inscriptions3; mais le Directeur général sut le dédommager. C’est à son initiative que Cochin dut cette maison de la rue Froid manteau, dont le roi lui octroya le brevet de survivance en ij63, après la mort de Hénault de Montigny1. En 1764, il était proposé en deuxième ligne pour la place de dessinateur du cabinet du roi, après Boucher, dont la candidature s’imposait en première ligne. Il en alla de même tant que M. de Marigny fut personnellement tout-puissant à la Direction, c’est-à-dire jusqu’en 1773. Et c’est le cas de rappeler, encore à l’avantage de Cochin, son conseiller et son ami, que l’administration de M. de Marigny fut sage et consciencieuse dans cette déplorable fin de règne.
Malgré les guerres désastreuses et la ruine de notre trésor, il sut soutenir nos Ecoles de France et de Rome, celle des élèves protégés, continuer la construction de l'Ecole militaire, aider par des commandes les Coustou, un Pigalle, un Falconet; entre-