PORTRAIT DE JEAURAT
Faç-similé de la gravure exécutée, en 1769, par P. Martenasi, d'après le dessin ce C. N. Cccliip le fils,
(Collection de M, Béraldi père,)
nête, et, dans le fond, il a du cœur. Cette denre'e se fait très rare au temps où il vit. Il faut lui en tenir compte. Les honneurs ne lui ont pas tourné la tête. Il les apprécie, certes, et il en jouit doucement, incapable
de se prévaloir de son Saint-Michel, mais très capable de vous faire remarquer qu’il ne le porte « qu’en petite croix ». C’est un gentil épicurien, avisé et pourtant naturel; officieux, et pourtant indépendant ; assez intéressé, et pourtant serviable, parfois jusqu’à la générosité. Il est le meilleur des parents. Sa mère, sa sœur, ses vieux domestiques sont l’objet de ses égards, de sa sollicitude constante. Un petit cousin, le fils de Marie-Anne Belle reçoit, grâce à lui, jusqu’à la veille de sa mort, un de ces bienfaits qui datent dans la vie d'un artiste L Nous avons dit plus haut qu'il se fit toujours le champion secret et le protecteur sous main de ses confrères.
Ses obligés étaient nombreux. Ses amitiés, plus rares, furent longues et inaltérables. Rappelons celle de Chardin. Elle ne se démentit pas un instant : d’ailleurs, cette amitié était presque un héritage; Cochin le fils ne faisait que continuer Cochin le père, et l’attachement de Chardin pouvait se doubler de reconnaissance pour la famille de son remarquable traducteur. Dans l'œuvre de notre artiste on trouve plus d’un ren-
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des Étrennes maritimes pour l'année 1^62. Réduction de la gravure de Prévost, d’après le dessin
exécuté par C. N. Cochin le fils, en 1761. (Collection de M. Henri Béraldi.)
1. Ce Belle étudiait à Rome aux frais de son père, en 1784. Il n’y avait aucune vacance à l’Académie. Cochin trouva moyen, sinon de le faire recevoir comme pensionnaire (chose impossible), du moins de le faire nourrir et loger du 11 mai 1785 au 26 janvier 1790. Cette faveur, qui du reste ne lésait personne, fut toutefois tenue secrète. (Note de Lecoy de la Marche dans Y Académie de France à Rome, article de la Galette des Beaux-Arts, 1872, i01' novembre, 12° et dernier article.)
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Dessin à la sanguine de C. N. Cochin le fils, pour l'illustration de la Peinture, poème eu trois chants, par Lemierre.