‹ Les cocottes de mon grand-pèreChapitre 17 sur 20 · UN COLLIER DE CORAIL · texte numérisé non relu

UN COLLIER DE CORAIL

pièce rare et précieuse, tant pour le travail que pour la matière.

232 LES COCOTTES DE MON GBAND-PÈnE

Des sequins d'or — de vrais sequins ! — alternaient avec des grains de corail ciselé : un bijou de bijou ! Je l'aurais admiré ailjeurs bien volontiers: mais là, dans celle cbambre où j'avais recueilli, où j'avais bu les premiers aveux de Sophie, cet objet d'art devenait pour moi un objet d'effroi — presque de dégoût.

Ce collier de corail me brûlait la main dans laquelle je le retenais prisonnier malgré lui — et malgré moi. Je l'entendais murmurer un las de phrases impertinentes, pai'mi lesquelles je distinguai celles-ci :

« Mon maître est un grand sec et maigre, sexagénaire. C'est lui qui m'a attaché à ce cou blanc taillé dans le Paros, en me disant : « Je m'y attache avec toi... Le vieux lierre embrasse le jeune ormeau... »

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