III. SIGNES PHYSIQUES
La palpation doit rechercher la douleur provoquée au niveau des fosses lombaires, dans langle costo-vertébral et le long du trajet de l'uretère.
Le toucher vaginal est d’une extrême importance. S'il y a urétérite, l’uretère peut être perçu sous forme d’un cordon parfois volumineux.
La perception d'un cordon d’urétérite permet d'affirmer l'infection du rein correspondant.
On recherchera en outre avec soin si les reins son! perceptbles.
L'étude des urines constitue le temps capital de l'examen et de précieux renseignements en seront tirés.
Suivant la règle habituelle, on fera les constatations sur des urines prélevées par sondage. Si la malade refuse: le cathétérisme, une toilette vulvaire très soignée précédera la miction. ;
Il ne faut, d'autre part, tirer aucune conclusion \d'une urine apportée par la malade ou accumulée dans un vase
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depuis plusieurs heures. Une telle urine est devenue un véritable milieu de culture. Elle s’est, d'autre part, refroidie, concentrée, précipitée, bref elle a perdu tous les caractères de l'urine telle qu'elle était dans la vessie, de l'urine « vivante ». |
L'urine étant examinée de suite, diverses éventuatités sont possibles.
1° L'urine est trouble. Une urine trouble à l'émission n'est pas forcément infectée, et ce défaut de transparence peut être dù à la présence de phosphates ou d’urates. Quelques gouttes d'acide acétique rendent limpides les urines troublées par phosphaturie, cette dernière pouvant. d’ailleurs s'associer à une colibaciilurie. La chaleur fait, d’autre part, disparaître l'aspect trouble résultant de la présence d’urates en excès. Si l'urine n’est pas éclaircie par ces : deux manœuvres, on peut affirmer qu'elle est infectée.
Dans certains cas, l'urine agitée prend un aspect moiré, soyeux, très caractéristique, témoignant d'une bactériurie.
Parfois, il s'agit d’une infection légère et, pour bien noter le défaut de transparence, il convient d'examiner l'urine sous une certaine épaisseur.
>° L'urine est claire, et malgré cela le malade peut être un grand infecté de l'appareil urinaire. Cela se voit tout d’abord lorsque l'infection colibacillaire entraîne la formation d’une pyonéphrose fermée et lorsque les urines du rein sain arrivent seules dans la vessie.
Dans un second groupe de cas, et malgré la perméabilité : des voies excrétrices, il peut y avoir une infection importante au niveau de la Corticalité rénale. Ces abcès corticaux, sur l’étude desquels nous reviendrons, ont tendance à évoluer vers l'atmosphère périrénale, pouvant aboutir à un phlegmon périnéphrétique. Is peuvent n'entraîner rien d’anormal du côté des urines ou ne donner lieu qu'à de fugaces bactériuries.