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I. ÉTUDE BACTÉRIOLOGIQUE DU COLIBACILLE

. Caractères biologiques. — Le colibacille est coloré par

Fe RAS basiques d’aniline et décoloré par la méthode de Gram. Re

Souvent mobile, il est pourvu de h à 6 cils courts. C’est un anaérobie facultatif dont la culture peut se faire à haute température (46°). Il fait habituellement fermenter divers sucres, et en particulier le lactose. Signalons qu'il existe cependant des races authentiques de POURARTRe qui ne font pas fermenter ce dernier.

Le colibacille se cultive avec facilité dans tous les milieux usuels (bouillon, agar, lait, etc...).

Sa rapidité de multiplication est très grande : en quel-

ques heures, à 38°, un bouillon ensemencé se trouble déjà légèrement. Or l'urine, alcaline ou acide, constitue un milieu favorable au développement du colibacille qui a

tendance à s’y cultiver rapidement et de façon prolongée.

L’expérimentation a montré cependant à H. Vincent que les urines très alcalines des herbivores ne sont pas propices au développement du colibacille.

2. Les races colibacillaires. — On a cherché à dissocier le groupe colibacillaire en diverses sous-variétés.

Ces diverses variétés se distingueraient par des caractères secondaires et l'on a ainsi décrit de nombreuses races suivant la fermentation produite sur tel ou tel hydrate de carbone. Mac Conkey, notamment, a établi une classiiication basée sur les propriétés fermentatives à l'égard de 1a dulcite et de la saccharose et distingue les types : cominunior, COMmunis, aerogenes, acidi lactici.

A la vérité, on ne peut fonder sur le pouvoir de fernicntation du colibacille à l'égard des sucres un élément de différenciation absolue.

La pathogénéité est également très variable, que le colibacille soit issu de l'intestin ou d’une lésion humaine ou animale. Certains colibacilles se montrent très pathogènes lorsqu'on les inocule à l'animal, d’autres non.

La différenciation par agglutination n'apporte pas d’élément plus décisif, car les propriétés agglutinantes conférées par une souche s'étendent parfois à d’autres souches.

Si donc aucun de ces éléments de différenciation n’apparaît absolu, H. Vincent a constaté, par contre, que presque toutes ces races sécrètent deux toxines : l’une, endotoæine, entérotrope, détruite à 95°, l’autre, exotoxine, neurotrope, détruite à 79°.

3) Les paracolibacilles. — C’est là un terme désuet qui comprend les microbes présentant les attributs du colibacille, mais qui n’en ont pas les caractères primordiaux.

Dopter et Sacquépée font justement remarquer qu'on à abusivement étendu le groupe paracolibacillaire au point d'y comprendre le bacille de la psittachose, le bacille du hog-choléra, le bacille lactis aerogenes, le bacille fœcalis aerogenes.

Il ne faut actuellement comprendre dans ce groupe que : ‘le bacille de l’endocardite infectieuse (Gilbert et Lion), les ‘types ne donnent pas d’indol, les types ne réduisant pas le rouge neutre, le bacille de la diarrhée verte, qui serait une variété chromogène du colibacille.

h. Numération du colibacille. — H. Vincent a mis au point un procédé de numération du colibacille dans l'urine. Cette méthode permet de suivre les progrès de l'infection ou sa régression par augmentation où diminution du nom-

bre des microbes constatés. :

5. Causes d'erreurs dans l'identification du colibacille. — Le colibacille est susceptible d'être confondu avec d’autres microbes du groupe coli-typhique. Il faudra donc le distinguer des bacilles typhique et paratyphique À, B, C.

De même, il peut être confondu avec le bacille dysentérique.

La différenciation se basera sur : l'aspect morphologique du colibacille ; les caractères de ses cultures qui sont odorantes (odeur fécæloïde ou poissonneuse) et beaucoup plus épaisses ; l'aspect en navelte avec extrémités colorées et centre clair après faible coloration à la fuschine ; la possibilité de culture à 41-42° et en bouillon phéniqué à o gr. 85 p. 1000 (H. Vincent).

JT. VARIABILITÉ DE LA FORMULE HISTO-BACTÉRIOLOGIQUE.

Les renseignements fournis par le laboratoire sont loin d'être toujours identiques et plusieurs éventualités sont possibles :

1°) I y a simultanément colibacillurie et pyurie.

2°) Il y a bactériurie pure. La bactériurie est extrêmement fréquente. Celle-ci peut précéder l'apparition du pus (phase présuppurative de Bar) ou survivre à la réaction leucocylaire.

Très souvent la bactériurie se présente comme un phénomène isolé. Elle se traduit alors par quelques signes mictionnels ou se passe de tout symptôme clinique. Nous reviendrons sur ce dernier cas au chapitre des formes Îatentes. R

RE

3°) Il y à pyurie aseptique. Bien que la pyurie aseptique constitue, en général, une forte présomption de tuberculose urinaire, nous avons constaté, à plusieurs reprises, la survivance à une simple colibacillurie d’une pyurie résiduelle, indépendamment de tout élément tuberculeux as- SOCIé.

4°) La colibacillurie est associée à une infection par d'autres germes. Suivant la nature de ceux-ci, la colibacillurie conserve toute son importance ou passe au rang de symptôme accessoire. Le coïibacille peut être associé au bacille de Koch, au staphylocoque, au streptocoque, à l’entérocoque (fréquent), au proteus, etc.

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