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CHAPITRE V

Formes Cliniques

Nous avons précédemment étudié au chapitre des symptômes les divers aspects que la colibacillurie est susceptible de revêtir, suivant la prédominance de tel ou tel signe.

Certaines formes méritent cependant une description particulière. Æ

Formes Chroniques.

Ces formes sont, de beaucoup, les plus fréquentes et souvent les plus Here par les échecs thérapeutiques qu'elles opposent.

Leur tableau clinique est souvent réduit, fréquemment représenté par un seul symptôme.

Parfois, il s’agit de manifestations vésicales, minimes mais continues : légère pollakiurie, urines louches, faible cuisson à la fin de la miction.

Plus souvent, il s’agit d’une évolution chronique latente sur laquelle se greffent des-manifestations aiguës d’allure variable : tantôt recrudescence des signes mictionnels, associés ou non, à une aggravation du mauvais état digestif ; tantôt, crises fébriles, témoignant assez souvent dne nouvelle décharge colibacillémique et suivie d’une débâcle

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d'urines purulentes ; tantôt enfin, crises de rétention avec réaction thermique et douloureuse, cessant spontanément ou sous l'influence d’un cathétérisme.

Formes Latentes.

Les formes latentes des colibacilluries se répartissent en trois groupes :

1°) À la suite d’une colibacillurie aiguë ou subaiguë, la guérison semble survenir, alors qu'en réalité persiste une infection chronique de l'appareil urinaire, sans manifestaions cliniques ni signes urologiques. Il est donc indispensable de vérifier de loin en loin l'état des urines d’une femme ayant fait une colibacillurie, et notamment une colibacillurie gravidique. Si la persistance d’une pyurie colibacillaire pendant des années semble parfois n’entraîner aucun retentissement local ni général, nous pensons, néanmoins, qu'il y à tout intérêt à traiter ces cas, pour parer à l'apparition parfois brutale de nouvelles manifestations.

2°) Il existe des sujets qui, sans avoir jamais présenté aucun symptôme urinaire, ont des éliminations coli-bacillaires absolument latentes, constituant une découverte fortuile.

Ce chapitre est particulièrement troublant et mérite un commentaire.

Au cours de notre internat, nous avons fait une série d'examens systématiques d’urines prélevées aseptiquement chez des malades n'ayant jamais présenté aucun symptôme turinaire et qui étaient en traitement pour une affection toute différente. L'occasion nous a été en particulier fournie par les cathétérismes évacuateurs habituelle: ment pratiqués avant toute opération abdominale.

Les constatations que nous avons faites (chez la femme en dehors de la gestation) nous amènent aux conclusions suivantes

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