Plutarque, Crass., II
3. Horti ou suburbanum, ce qu’on appelait des vignes à la Renaissance. Ces jardins, comme les orti des princes romains d’aujourd’hui, étaient pour la plupart dans la région trastévérine. Horace, Od. II, 3.
4. Horace, Ep., I, io; Martial, XII, b-], et IV, 64. Pline, XIX, 4, dit : « Jam quidem hortorum nomine in ipsa Urbe dclicias, agros, villasque possident. » Le Romain aimait les fleurs comme le Parisien : « Autrefois le peuple de la ville, en entretenant des petits jardins à ses fenêtres, présentait aux yeux le spectacle continuel de la campagne, avant que les brigandages de la multitude eussent forcé de griller toutes les ouvertures. » Pline, toc. cit.
gers, des lauriers-roses, le long des allées de platanes et de cyprès 1 , et sous les portiques de marbre, se dressent des statues, des bronzes, des vases, des bas-reliefs, des fragments antiques; ce sont des galeries en plein air.
Les plus magnifiques étaient les jardins de Lucullus. a Tellement, dit Plutarque, qu’auiourd’huy que la superfluité a pris depuis si grand acroissement, encore conte-ion les iardins qu’il fit faire entre les plus somptueux et plus délicieux qu’gyent les empereurs*. » On sait que la villa Médicis en occupe une partie.
Lucullus est une des figures les plus sympathiques de son temps. Après son triomphe, comblé de richesses, ayant donné la mesure de ce qu’il savait faire comme homme public, il sait rentrer à l’heure dans la vie privée. « Homme droit, entier et net,