WlNCKELMANN, I
3. Winckelmann, loc. cit. Je n’ai pas besoin de rappeler ici l’admirable buste de Benivieni (acquis récemment pour le Louvre, à la vente de M. de Nolivos), un des plus nobles échantillons de l’art à la Renaissance italienne.
de l’ancienne ROME. 5g
sortes d’ouvrages, pour les portraits historiques surtout*.
Certaines galeries n’admettaient que les écoles primitives, celles qui avaient précédé Phidias.
« Les monochromes de Polygnote et d’Aglaophon, dit Quintilien*, sont aujourd'hui tellement appréciés de quelques amateurs , qu’ils préfèrent ces ouvrages presque grossiers, et que j’appellerai l’enfance de l'art futur, aux productions des artistes les plus illustres qui les ont suivis; mais à mon sens, ce n’est là qu’une prétention. »
N’en déplaise au célèbre rhéteur, son goût æ ressent ici un peu trop des raffinements de la décadence.
En effet, ce mélange de naïveté et de rude énergie qui caractérise les premières productions de l’art, cette saveur un peu âpre mais toujours franche et saine, comme celle de certains fruits que la
1. Stace, Silv.pass.; Juvénal, 7; et J. Renouvier, Gaf. des Beaux-Arts, vol. III, à propos de la gracieuse tête en cire du musée Wicar, à Lille.
Si parva licet componere tnapnis,
l’auteur dira qu’il possède un ouvrage en cire de la même époque, un Amour attribué au Verocchio, ou à l’un de ses élèves, et qui n’est pas indigne de cette attribution.
Pourquoi nos artistes modernes ont-ils laissé disparaître cet art singulier et charmant que le fameux Benoist mit encore à la mode sous Louis XIV, et qui s’est perdu complètement de nos jours chez les Curtius et dans les cabinets d’anatomie ?