‹ Les collectionneurs de l'ancienne RomeChapitre 4 sur 74 · Pline, XXXVII · texte numérisé non relu

Pline, XXXVII

2. Pline, XXXV, 58 ; Winckelmann, Hist. de l’Art, III, 1 5 3 (édit, de Leipzig, 1781). Evandre, d’Athènes, qui avait suivi Marc-Antoine à Alexandrie, fut amené captif à Rome par Auguste; — Tyrannion (voir plus loin, page 71, note 2);

naturalisa romain; Rome avait absorbé Athènes.

Ce n’était pas encore assez pour l’amour-propre du vainqueur. Il sentait en lui-même, sans l’avouer, la supériorité des Grecs; il ne sut jamais le leur pardonner.

De là, ce superbe dédain dont l’écho se répète jusque sous les Empereurs.

« En vérité, dit Cicéron (qui affecte dans ses Verrines d’ignorer jusqu'au nom des maîtres les plus accrédités de la Grèce), en vérité on ne saurait imaginer combien les Grecs attachent d’importance à toutes ces choses que nous méprisons ( con temnimus ). Nos ancêtres permettaient aux peuples tributaires de conserver ces objets d’art, si frivoles à nos yeux, afin qu’ils y trouvassent une consolation, un amusement dans leur esclavage. » Ailleurs il appelle les objets d’art des bagatelles, des joujoux bons pour amuser les enfants '.

Velleius Paterculus estime qu’il eût été bien plus honorable pour Rome d’ignorer les arts que de les connaître 2 .

— Damophile, Gorgas, Timomaque, Arcesilas, Pasitèle et tant d’autres , furent appelés de Grèce à Rome par César, par Lucullus, etc. La disette des artistes devint telle en Grèce qu’il ne se trouva pas, dans Athènes même, un architecte pour terminer le temple de Jupiter Olympien, et qu’on dut en faire venir de Rome. (Vitruvf., VII, i5.)

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