‹ Les collectionneurs de l'ancienne RomeChapitre 70 sur 74 · Martial, VII, 102, et XII · texte numérisé non relu

Martial, VII, 102, et XII

emporte aussitôt son emplette. Ta femme est encore ton meilleur article ; toujours vendue, tu la gardes toujours ; personne ne l'emporte. »

Les Septa sont le rendez-vous de tous les amateurs ; chacun y défile à son tour avec sa physionomie particulière.

Celui-ci n’a d’yeux que pour l’argenterie, celuilà reste en extase devant les bronzes,

Hune capit argenti splendor, stupet Albius cere *.

L’un recherche les vieux fragments de bronze rouillé *, l’autre la menue curiosité : un débris du navire Argo 3 , des fourmis ou des abeilles emprisonnées dans une goutte d’ambre 4 ; un troisième est fou des petits corinthes, et passera sa journée à les prendre sur les tablettes, à les remettre, à les changer de place 5 .

Tongilius est l’amateur important; il dérange tout le monde avec son cortège et sa vaste litière. Ne dirait-on pas qu’il va acheter tous les étalages 6 ?

Cliarinus, le débauché, possède des échantillons de toutes les orfèvreries du monde; « la vaisselle d'un pareil homme ne peut être de l’argent pur, » dit Martial 7 .

i. Horace, Sat. I, 4.

■i. Sénèque, De brev. vit., XII.

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