PRÉFACE
la Vénus de TErmitage; — sans Lucullus , le Rémouleur ; — sans Verres, le torse de /'Amour ; — sans Pollion, le Taureau Farnèse ; — sans Ci^ céron, le Démosthènes ; — sans Salluste, le Faune à Tenfant, /'Hermaphrodite, le Vase Borghèse, ces trois merveilles du Louvre ? Ces milliers de copies, diaprés les plus beaux originaux grecs aujourd'hui disparus, n'est-cepas aux anciens Collectionneurs que nos musées en sont redevables? Si nous en étions réduits au petit nombre de mor^ ceaux que les fouilles de la Grèce ont mis au jour, quelles richesses n' aurions-nous pas perdues !
Nos amateurs modernes n'ont pas dégénéré :
lorsque tant d'ouvrages exquis ont été sauvés, statues, tableaux, bois sculptés, bronzes, livres, estampes, terres cuites, que l'ignorance détruisait ou tout au moins laissait périr; lorsque l'Exposition Rétrospective a pu avoir lieu, avec quel éclat on lésait, à qui devons-nous ces brillants résultats ? Si les arts du fer, de la faïence, du dessin sur étoffe