‹ Les collections botaniques du Musée royal de physique et d'histoire naturelle de FlorenceChapitre 29 sur 57 · APE · texte numérisé non relu

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D RAT UE CUS 15:40 et employée pour imiter les éclairs sur la scène; elle sert aussi 78 ù ST dans les pharmacies pour rouler les pillules.

1 8. Salviniacées. — Nous conservons dans l’esprit-de-vin ut un rare Azolla, petite plante aquatique de l'Amérique méridionale. ‘(4 9. Fougères. — On voit dans notre collection divers troncs D: 4 5 $ de Fougères arborescentes de la Zône torride et des pays tem- Êe ec. pérés de l’autre hémisphère, et des sections de ces troncs per- ‘14 :, FUSSS mettent d'étudier leur structure et la distribution de leurs fais- ‘ “08 ceaux fibreux. | É Il y à en outre diverses espèces de fougères employées en médecine, comme le Polypodiun Caalaguala, le Doradilla sudo- É 100 rifera de la République Argentine, les poils d’une fougère "4 10 nommée Pulu, et ceux d’une autre fougére de Java, employés ï Û pour arrèter le sang et connus sous le nom de Pengwar har ss Imbè. Nous avons aussi des préparations en cire représentant quelques fougères avec leurs sporanges et leurs spores, etc. Qu 10. Characées.— Diverses préparations en cire du Chara

+ 40 Cortiana montrent la structure de la tige et des organes de Fe D . Multiplication.

B. Monocotylédones.

ÊNe 11. Graminées. — Tout le monde connaît l'utilité im- 4 ê mense de la grande famille des graminées, qui joue un rôle si important dans l'alimentation de l’homme, et qui est aussi d’une

M. grande utilité dans les arts et l’industrie. Les nombreux échan- pe Ê R tillons qu'on voit dans notre Musée, plusieurs desquels sont | ÿ. | fort rares et viennent de pays lointains, montrent à l'évidence de ; tous les usages auxquels servent les plantes de cette famille. # 4 | Nous ne ferons qu’indiquer rapidement ce qu’il y a de plus re- ‘202 marquable.

Ke Dans la collection des céréales se trouvent les principales peut £ variétés du blé, du riz, de l'orge, du seigle; tous leurs produits

et leurs applications presque infinies; les semoules, les ami- #4 dons, les hosties, les gaufres, les pâtes, l'alcool, la bière, le ; 44 sakki du Japon; les innombrables ouvrages en paille des diverï ses parties du monde, les papiers etc. On y admire de nom-

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breuses variétés du Maïs (Zea Mays Linn.), remarquables par la grandeur, la forme et la coloration de l'épi et des grains; l'espèce avec les grains involucrés (Ze4 cryptosperma Bonaf.) l'espèce de Cuzco etc.; tous les produits du maïs, tels que les fécules, les semoules, le maizena, l'alcool, le pain fait de l'axe de l’épi, les papiers etc.

Nous mentionnerons encore: le Tef (Eragrostis abyssinica Link.) ; le Tocusso (ÆEleusine Tocussa Fresen.); le Penicillaria spicata Wild. ; diverses espèces de panic, Panicum italicum Linn., P. germanicum; le millet (Panicum miliaceum Linn.); l'Alpiste des Canaries (Phalaris canariensis Linn.); les nombreuses espèces de Dourro ou de Sorgho (Sorghum), entr'autres celle qui fournit du sucre Sorghum glycichylum Passer ; une belle collection de cannes à sucre (Saccharum officinarum Linn.). À côté des tiges et des inflorescences de ces deux dernières plantes on voit tous leurs divers produits, tels que les sucres bruts, raffinés et candis, le rhum etc.

Beaucoup de graminées forment un objet d'industrie: quelques-unes sont recherchées pour leurs racines odorantes, comme le Vétiver des Indes orientales (Andropogon Schoenanthus Linn.), d’autres servent à la fabrication de brosses, comme l’Andropogon Ischaemum Linn. qu'emploient toutes nos fabriques de brosses de l’Emilie ; avec d’autres on fait des nattes et des cordes, comme avec le Sparte de Sicile (Lygœum Spartum Linn.), le Sparte d'Espagne (Macrochloa tenacissima Kunth), et autres ; certaines graminées, telles que les cannes (Arundo Donax Linn.) ont une infinité d’usages différents ; les inflorescences de certaines espèces, telles que le Roseau à balai (Phragmites communis Trin.) sont employées en guise de plumeau. On remplit les paillasses avec les gaînes du maïs; avec celles dures et presque sphériques du Coix Lacryma Linn. dites Larmes de Job, on fait des chapelets ; beaucoup dé graminées enfin servent à faire du papier et des ornements divers.

Le Bambou (Bambusa arundinacea Linn.) mérite une mention spéciale. C’est la plus grande de toutes les graminées ; elle habite les rives du Gange. On peut admirer dans la collection de notre musée des morceaux de troncs de bambou de grandes

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dimensions, et des ouvrages faits avec les racines et surtout avec les tiges de cette canne gigantesque, si utile dans la zône torride, tels que des boîtes admirablement sculptées, peintes et vernies, des nattes avec des dessins transparents, des chapeaux, des paniers et des corbeilles de formes diverses, des éventails, des tasses chinoises et des flacons recouverts de petites lames minces de bambou, des étuis pour balances, des plumes chinoises et turques, des instruments à vent, des ouvrages bizarres en forme d'oiseaux etc. Ces ouvrages viennent principalement des Indes orientales, de la Chine et du Japon. Les visiteurs s’arrèteront pour voir le Tabaschéer dont on à tant vanté les qualités ; ce sont de singulières petites pierres de silice que l’on trouve dans les nœuds du bambou.

12. Cypéracées. — Ici l'attention du visiteur sera attirée par le Papyrus de Syrie et de Sicile, Cyperus Syriacus Part. que j'ai démontré ètre différent du Papyrus d’Abyssinie et de Nubie, Cyperus Papyrus Linn., anciennement cultivé en Egypte où il n'existe plus aujourd'hui. * Il verra les échantillons de papier fait avec le Papyrus à Syracuse, célèbres au siècle dernier, quand on se disputait la découverte du Papyrus sicilien qui avait déjà été vu à Syracuse et décrit par le célèbre Boccone. Il y verra encore les tubercules du Cyperus esculentus Linn.(Baccici), qui sert de nourriture, et dont on fait des émulsions rafraichissantes en Sicile ; différents ouvrages tels que des paniers etc., faits avec les fibres de cypéracées de nos pays et de pays étrangers; la moëlle de ces plantes de divers pays, employée pour faire des mèches de lampes, des fleurs, des paniers, des chapeaux etc., chez nous, au Mexique, dans le Vénézuela etc. : des sacs en forme de filet employés par les habitants de Van Diémen pour conserver le poisson, et faits de fibres de Lepidosperma. |

13. Aroïdées.— On voit ici une belle collection de fleurs et de fruits d’aroïdées de diverses parties du monde, destinés à l'étude ; quelques uns de ces fruits sont également bons à manger.

Mémoire sur le Papyrus des anciens et le Papyrus de Sicile, Paris, 1852.

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On voit aussi des morceaux de jonc odorant (Acorus Calamus Linn.) employé en médecine.

14. Typhacées. — Notre collection compte dans cette pe: tite famille diverses espèces de Massettes (Typha), qui croissent dans les lieux marécageux, en Europe et dans d’autres parties du monde, et qu'on emploie en Toscane pour recouvrir les fiasques, pour faire des cordes etc. Les paysans siciliens se servent d’une espèce de Massette, du Typha auqustifolix Linn., comme de chandelles, en en brûlant les épis composés d’une infinité de petits poils. Nous avons aussi des fruits de Sparganium pour étude.

15. Pandanées. — Les beaux Pandanus et les belles Freycinetia de la zône torride ont de gros fruits formés par la réunion d’un certain nombre de petits fruits. Nous en avons de diverses espèces, conservés dans l’esprit-de-vin, et provenant pour la plupart des îles de France et de Bourbon, quelques uns de la Chine et des îles Canaries, et d’autres müris sur les magnifiques plantes que nous cultivons dans notre jardin botanique. Il y a aussi des fibres de diverses Pandancées et les tapis qu’on fait avec ces fibres dans beaucoup de pays.

16. Cyclanthées. — Cette famille considérée par quelques botanistes comme une simple tribu de la famille précédente, est représentée dans notre collection par de nombreux échantillons de fibres du Carludovica palmata Ruiz et Pavon, plante de l'Amérique centrale, avec laquelle on fabrique sur les côtes de la Bolivie et autre part Les célèbres chapeaux dits de Panama. Nous avons aussi un échantillon de ces derniers.

17. Nipacées. — Le Mpa fruticans Thunb., Sur lequel est fondée la famille, est une plante qui ressemble à un petit Palmier, avec des fruits presque semblables à ceux d’un Pandanus. Elle vit au bord des fleuves près de leurs embouchures, dans les régions torrides de l'Asie, et en Océanie; entraînée par le courant, elle va parfois former des îlots assez loin du rivage. Les fruits de Mpa, rares dans les collections d'Europe, sont richement représentés dans notre musée, qui est riche aussi en échantillons de fibres, de feuilles préparées de diverses manières, et employées pour faire des tissus, des sacs, des cigares, et

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