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en faire connaître la véritable structure, il se trouvait aussi à Livourne où il a été détruit depuis. Nous conservons pour l'étude beaucoup d'exemplaires de Cynomorium dans l’espritde-vin.
Nous conservons également le Sarcophyte sanquinea Sparm. du Cap de Bonne-Espérance.
03. Haloragées. — Dans cette famille je comprends les Hippuridées, les Cératophyllées, les Cercodianées et les Callitrichinées. Nous conservons dans l’esprit-de-vin des plantes aquatiques des genres Hippuris, Ceratophyllum, Myriophyllum, Call: triche, etc. pour l'étude de l'anatomie des plantes aquatiques.
04. Euphorbiacées. — Cette grande et importante famille prend son nom des Euphorbes, son genre le plus important. Beaucoup d'Euphorbes sont remarquables par le suc laiteux qui en découle en abondance quand on fait une incision à leurs branches ou à leurs feuilles. Les Euphorbes sont communes dans nos pays le long des routes, dans les champs, dans les bois et sur les rochers; dans le midi et dans la Zône torride nous les voyons sous forme d'arbres et d’arbrisseaux, quelquefois Charnus, épineux et dépourvus de feuilles, rappelant par leur port les Cactus, comme l’Euphorbia canariensis Linn., des îles Canaries, l’Euphorbia officinarum Linn. des déserts d'Afrique et d'Arabie.
Nous avons une belle collection de fruits et de graines d'Euphorbiacées; on remarque surtout:
Les fruits de l’Hura crepitans Linn. qui s'ouvrent avec grande élasticité et lancent au loin les graines qu’ils contiennent, en faisant entendre un bruit presque semblable à un Coup de pistolet. Nous avons un de ces fruits ouverts, un entier et lié avec un fil de cuivre, et un troisième doré et argenté par les habitants des Antilles où ils servent d'ornement;
Les fruits du célèbre Mancendlier (Hippomane Mancinilla Linn.), arbre de la Martinique et de la Guadeloupe, nommé, ainsi que beaucoup d’autres arbres nuisibles, Arbre de la Mort, à cause du préjugé qui lui attribuait un pouvoir délétère capable de faire mourir ceux qui s’endormaient sous son feuillage. En réalité, ceux qui se reposent sous son ombrage n’ont
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à redouter que la chûte de quelques gouttes de son suc laiteux et âcre, provenant de quelque branche cassée, ce qui peut déterminer une inflammation de la peau. Nous avons aussi quelques flèches empoisonnées avec le suc du Manceniller;
Les fruits du Ccca disticha Linn. et de l'Emblica officinalis Gœrtn. que l’on mange dans quelques pays;
Les graines du Jatropha Curcas Linn. de l'Amérique centrale, dont l'huile est un violent purgatif et du Bridelia cathartica Bert. fil. du Mozambique, employées pour le mème usage; celles du Croton Tiglium Linn. de Java, avec lesquelles on fabrique l'huile du même nom employée mème par nos médecins; celles du Ricin, Ricinus communis Linn. et l'huile qu’on en extrait, dont on fait tant usage dans notre médecine; celles de l’'Epurge (Euphorbia Lathyris Linn.), qui cause souvent des empoisonnements chez nos paysans qui les prennent pour se purger ;
Les fruits de l’Aleurites triloba Linn. des Moluques, nommé dans les colonies françaises Noix chandelle, dont on retire une huile employée dans la teinture; les baies de l'Empetrum nigrum Linn. de nos Alpes;
Le bois du Buis (Buxus sempervirens Linn.) et les nombreux ouvrages qu’on fait avec ce bois; le charbon de Buis;
Les écorces de différentes espèces, entr’autres celle du Croton Cascarilla de la Jamaïque, employée en médecine ;
Les résines et gommes résineuses de plusieurs espèces, surtout le Kamala, ou résine du Rottlera tinctoria Roxb. des Indes orientales et d’autres pays de la Zône torride, employé pour teindre les étoffes en rouge, et célèbre par son action contre le ténia. J'ai écrit un mémoire sur cette résine;
Les gommes élastiques du Siphonia elastica Pers. du Brésil et de la Guiane, et d’autres espèces du mème genre;
La cire ou suif végétal du Séllingia sebifera Michx. de la Chine, avec laquelle les Chinois font des chandelles ;
La collection de fécules, Cassave Manioc et Tapioca fournies par les racines du Jatropha Manihot Linn., ou Manihot utilissima Pohl.
90. Tiliacées. — Dans la case de l’étagère destinée à cette famille on voit:
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Les fruits des différentes espèces de Tilleuls (Téium) d'Europe et d'Amérique; ceux de quelques Grewra et Triumfetta, du Sparmannia du Cap de Bonne-Espérance, de plusieurs espèces de Corchorus, et les fleurs de plusieurs de ces espèces;
Les fruits de quelques espèces d’Eleocarpus et des ouvrages tels que bracelets, chapelets etc. faits avec ces fruits;
Le bois de plusieurs espèces de Tilleuls, et quelques objets faits avec le bois du Tilleul de nos pays, des verres, des cuillers, de petits paniers etc. ;
Une riche collection de fibres textiles dites Jufe du Corchorus olitorius Linn., des Indes orientales, et de nombreux échantillons de ficelles et cordes de diverses grosseurs faites avec ces fibres.
06. Malvacées.— Cette grande famille comprend selon moi les Bombacées, les Sterculiacées, les Buttnériacées etc.
Beaucoup de plantes de cette famille sont d’une haute importance pour les arts et l’industrie.
A. MALYEE. Nous donnerons la première place aux Cotonniers (Gossypium) dont la graine nous donne le coton dont la finesse, la longueur et le brillant varient selon l'espèce qui la fourni. Ces espèces que l’on cultive dans la Zône torride, ainsi que dans quelques pays tempérés, sont le Gossypium herbaceum Linn., le G. arboreum Linn., le G. hirsutum Linn., le G. barbadense Linn. et le G. religiosum Linn., etc. Le visiteur verra dans l'armoire affectée aux Malvacées les figures coloriées de ces espèces de Cotonnier qui font partie de mon ouvrage sur les Specie dei Coloni, ainsi que les figures d’autres espèces du mème genre pas encore cultivées pour fournir du coton. Il remarquera les capsules ouvertes, contenant les graines entourées par le coton, et surtout celles du Gossypium hirsutum Linn. cultivé au Brésil, dans lesquelles la quantité de coton est prodigieuse. |
Il verra aussi les graines du Cotonnier dépouillées du coton qui les enveloppait: les huiles naturelles et raffinées qu’on retire de ces graines : il observera surtout la belle collection de cotons sauvages et cultivés de tous les pays, parmi lesquels il remarquera Ceux des Etats-Unis d'Amérique, de la Louisiane
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et de la Géorgie, le coton Jumel d'Egypte, le coton du Brésil et le célèbre Sea Island des Antilles et de la Nouvelle-Galles méridionale ; |
Quelques tissus faits pour la plupart aux Etats-Unis et quelques ouvrages remarquables de la Nouvelle-Grenade rappellent les emplois principaux du coton.
Nous avons aussi une collection assez importante des fibres textiles qu'on retire de plusieurs espèces de Malvacées des Zônes torride et tempérée. Les plus remarquables sont celles de l’Hibiscus cannabinus Linn. du Paritium elatum Don. des Antilles, connu sous le nom de Cuba Bast, de plusieurs espèces d’'Hibiscus, de Sida, d’Abutilon, de Lavatera, d’Althæa, et principalement celles dites Guaxima de la Urena lobata Linn. très en usage au Brésil; les ficelles, les cordes, les tissus el le papier faits avec ces fibres.
On remarque encore les fruits de beaucoup d'espèces de Malvacées de nos pays et exotiques, comme ceux de l'Hibiscus esculentus Linn. Gombo ou Batmia, que mangent les Tures, la Ketmie (Hibiscus syriacus Linn.) ;
Les graines de l’Ambrette odorante (Abelmoschus moschatus Medic.) de la Martinique : les racines ou rhizomes de la Guimauve (Althæa officinalis Linn.) d'Europe, employées en médecine.
B. BompBacÉes. La collection des produits de cette tribu renferme des choses rares et importantes :
Les fruits de beaucoup de Bombax, B. Ceiba, Linn. B. heplaphyllum Linn., B. malabaricum Dec. etc. entiers et coupés ; leurs graines avec la laine qui les entoure, nommée Ceiba, Paina, Silk cotton des Anglais, sorte de laine ou de soie végétale employée dans quelques pays de la Zône torride, surtout aux Antilles et au Brésil, pour rembourrer les coussins et les matelas, substance précieuse dans ces pays où on ne peut pas supporter le contact de la laine ;.
Les fruits de l’Ersodendron anfractuosum Dec. et de l’Ochroma Lagopus Linn., Patte de lièvre des Antilles, et leurs laines ou cotons employés aussi pour rembourrer ;
Les gros fruits, vulgairement nommés Pain des singes, du
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Baobab (Adansonia digitata Linn.) arbre de Sénégambie et d’autres parties de l'Afrique tropicale, célèbre par le grand âge qu'il peut atteindre, puisqu'il y a au Cap Vert quelques Baobabs dont on évalue l’âge à six mille ans. Les nègres de ces pays ont une grande vénération pour cet arbre, aux branches duquel ils attachent leurs amulettes ; ce culte est dû sans doute aux propriétés rafraichissantes du mucilage qu’il contient, et qui a une action si bienfaisante contre les fièvres pestilentielles de ces pays. Nous avons aussi la poudre de feuilles, et la gomme du Baobab ;
Les fleurs dans l’esprit-de-vin du Pachira alba Parl. du Brésil, et du Cheirostemon platanoides Linn., la célèbre Manita des Mexicains, ainsi nommés parce que les étamines sont disposées de manière à présenter la forme d’une petite main ;
Le célèbre Durio (Durio zibethinus Linn.) de la presqu'île de Malacca, de Bornéo etc., dont le gros fruit est si estimé par les habitants de ces pays, malgré son odeur nauséabonde.
Plusieurs fruits de genres sans doute nouveaux de Bombacées rapportés de Bornéo par le D" Beccari.
Le bois de plusieurs Bombacées, entr'autres celui de l'Ochroma Lagopus Linn. remarquable par sa légèreté.
Les fibres textiles de cette dernière espèce et de beaucoup d’autres.
C. STERCULIÉES. On voit les fleurs, les fruits et les graines de plusieurs Sterculia, Heritiera, parmi lesquels on remarque les fruits du Séerculia Chicha St. Hi. et S. lasiantha qu’on mange au Brésil sous le nom de Chicha; les graines de quelques espèces de Sferculia, S. tomentosa Guil. S. acuminata Beauv. nommées Kola, dont les nègres font avec de l’eau une boisson agréable etc. ;
L'huile de Sterculia fœtida Linn. des Indes orientales.
D. BUTTNÉRIÉES. Nous citerons en premier lieu le Cacaoyer . (Theobroma Cacao Linn.), arbrisseau de la Guiane, cultivé dans beaucoup de pays de la Zône torride pour ses graines précieuses qui fournissent le Cacao avec lequel on fait le chocolat. On voit ses fruits entiers, de la forme d’une petite courge; on en voit de coupés, on voit les graines, le Cacao, la cocoatine etc. ;
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Les fleurs, les fruits et les graines de plusieurs Guazuma, Abroma, Rulingia etc. ; les fibres textiles de l’Abroma, des Comimersonia, etc.
57. Camelliacées ou Ternstroemiacées. — Les innombrables variétés de Camellias qui sont un des principaux ornements des jardins de notre ville, ont toutes été obtenues par la culture, d’une seule espèce, le Camellia japonica Linn. que les Japonais nomment Tzubachi. Outre les fruits et les graines des plantes sauvages, nous conservons l'huile que les Japonais retirent de ces graines et qu'ils emploient comme les Chinois emploient l’huile du Camellia oleifera Linn. pour tous les usages auxquels sert chez nous l'huile d'olive.
Nous avons également les fruits et les graines d’autres espèces de Camellia, du C. Sesangua Thunb. du C. reticulata Lindl. etc.
Nous avons une riche collection de différentes qualités de Thé, Thea viridis Linn., Thea Bohea Linn., de la Chine et du Japon. Cet arbrisseau est très voisin des Camellia et mérite à peine d’appartenir à un genre distinct ;
Le bois du Visnea Mocanera Linn. des Canaries ;
L'huile d’une Ternstroemiacée de Bornéo ;
Les fruits du Souari (Caryocar nuciferum Linn., C. tomentosum Wild.) de l'Amérique méridionale, considérés comme une des meilleurs noix comestibles, et dont on retire une huile fort estimée. — Quelques botanistes considèrent le Caryocar comme appartenant à la petite famille des Rhizobolées
98. Diptérocarpées. — A cette petite famille appartiennent de grands arbres, presque tous des Indes orientales, des îles de la Sonde, de Ceylan, de Bornéo. Le fruit de beaucoup de Diptérocarpées est remarquable pour avoir deux des lobes du calice très grands et en forme d'ailes; c’est ce qui a donné ce nom à la famille et à un de ses genres principaux. Dans notre riche collection on remarquera :
Les fruits de quelques espèces de Dipterocarpus.
Les graines du Driobalanops, du Lophira etc.
Beaucoup de résines de Dipterocarpus rapportées de Bornéo par M. Beccari.
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Le Doona ou résine odorante du Shorea robusta Roth. que les Indiens brülent dans leurs temples en guise d’encens.
La belle résine de couleur can de mer, dite Green resin, du Vateria indica Linn. brute et raffinée, employée comme vernis aux Indes orientales. À
Le camphre de Sumatra et de Bornéo qu'on retire du tronc du Driobalanops Camphora Gærtn., un des arbres les plus grands que l’on connaisse, peut-être celui de tous qui atteint la plus grande élévation. Ce camphre diffère du camphre de Chine que nous employons, et est moins volatil que celui-ci.
L'huile extraite du mème Driobalanops et d’autres huiles de différentes Diptérocarpées.
09. Guttifères. — Aussi les plantes de cette famille sont précieuses pour leurs produits: nous mentionnerons les plus importants qui sont ;
Le fruit du Mangoustan (Garcinia Mangostana Linn.) originaire des Moluques, qui passe pour être un des meilleurs fruits de la Zône torride ; |
Le fruit du Mammea (Mammea americana Linn.), qui rivalise en bonté avec celui du Mangoustan;
Les fruits du Xanthochismus pictorius Rob. ;
Les fruits du Calophyllum Inophyllum Linn. qui croît dans plusieurs pays tropicaux de l'Asie et de l'Océanie employés pour divers usages ; |
Les fruits et les graines d’autres Garcinia, Calophyltum, du Mesua ferrea Linn. etc.
Tous ces fruits sont conservés dans l’esprit-de-vin ; nous en avons aussi de secs, et quelques modèles en cire.
Nous avons encore le bois dit de fer du De ferrea Linn. des Indes orientales ;
L’écorce aromatique du Canella alba Linn. plante dont ft ques botanistes font une famille à part des Canellées ;
Beaucoup de très beaux échantillons de Gomme-quite, nom ‘
que l’on donne à la résine d’un jaune orangé, que fournissent plusieurs espèces de Garcinia de Ceylan, de la Cochinchine, de
Bornéo, et surtout de Siam, d’où nous vient la meilleure gomme-gutte ;
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Le Tacamahaca de l’île Bourbon, résine du Calophyllum Inophyllum Linn.
Le Mani, résine du Moronobea coccinea Aubl. de l'Amérique équatoriale ; cette résine de couleur noire est employée au Brésil et dans d’autres pays pour enduire les bâtiments comme nous le faisons avec le goudron.
60. Hypéricinées. — Nous conservons dans l’esprit-devin des plantes d'Hypericum Elodes Linn. pour l'étude de l’anatomie de leurs tiges.
Nous conservons aussi les fruits de quelques espèces d’Hy-
pericum et le bois de l’Hypericum canariense Linn. des Canaries.
61. Aurantiacées. — Notre collection des fruits de cette famille trouvera difficilement son égale pour le nombre de variété de cédrats, de citrons, d’oranges etc. dont elle se com: pose. Elle est en grande partie due au travail assidu et aux études de feu le Prof. Philippe Calandrini, dont la famille a bien voulu les céder à notre Musée. Chaque fruit porte le nom scientifique et le nom vulgaire. Cette collection est rendue encore plus précieuse par plusieurs fruits de pays lointains, parmi lesquels nous remarquerons pour leur rareté et leur importance :
Les petits fruits du Cfrus japonica Thunb. du Japon ;
Les gros fruits de l’Aboufura de Syrie, une variété de Pompa di Genova (Citrus decumana Linn.), donnés par Ibrahim Pacha ;
Les beaux cédrats (Citrus Medica Linn.) de Sicile ;
Les mandarines (Cifrus deliciosa Ten.) cultivées surtout en SICILE ;
La Whampee, nom qu’on donne au fruit du Cook punciata Retz de la Chine ;
1 Dans le second étage qui commence par cette famille plus que dans le premier, je n’ai pu suivre une classification systématique rigoureuse des familles naturelles, car j'ai été forcé d’adapter à la grandeur des armoires et de leur divisions les produits végétaux d’après la grandeur de ceux-ci et leur nombre dans chaque famille. C’est pour cela que des familles qui ont entre elles beaucoup d’affinités ne se trouvent pas dans cette publication près les unes des autres et qu’elles sont même quelquefois très éloignées.
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