SOUDE
rations eussent la capacité de succéder à leurs affranchis, de recueillir un fidéicommis d’hérédité, et fussent exclues de la succession prétorienne.
Mais’ne nous y trompons pas; la corporation ne pourra avoir la bonorum possessio que dans les cas, très exceptionnels, où il lui est permis par le droit civil de recueillir une hérédité ; c’est, du reste, la règle générale, posée par Ulpien (Loi 12, Dig., XXXVIL 1): Ubicumque lex vel senatus, vel constitulio capere heredilatem prohibet, et bonorum possessio cessal. La bonorum possessio est, en effet, un remède, un correctif apporté à la rigueur du Droit civil ; elle n’a pas la prétention de lui tenir tête, de le contredire.
C’est aussi ce qu’explique très-bien Ulpien (Loi uniq., Dig., XXX VIIT, 3).
SECTION II