‹ Les Collèges d'ArtisansChapitre 100 sur 198 · Wilda, cod, loc., p · texte numérisé non relu

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tante‘. Sur les bords du Rhin, de la Meuse et de l'Escaut, des centres commerciaux importants se formèrent. Les empereurs d’Allemagne protégèrent aussi le commerce à ses débuts. Le 10 août 966, l’empereur Othon I*, en autorisant l'archevêque de Hambourg à tenir un marché, stipula pour les négociants des faveurs spéciales et, dans les chartes du moyen âge, la plupart des dispositions relatives au commerce consistent en privilèges et en exemptions d'impôts dont la multiplicité rend le droit public de cette époque impossible à résumer. Grâce à des protections de ce genre, les marchands jouissaient à Cambrai * d’une législation spéciale dès le x1° siècle.

Malgré les pirateries le commerce acquit à cette époque beaucoup d'activité dans le Nord. Les pêcheurs s’y associaient pour la pêche de la baleine, et les unions entre marchands y existaient aussi de longue date. A Thiel, port alors florissant, mais disparu dès le x siècle, il y avait une véritable gilde de marchands, dont nous ne connaissons ni l’origine ni les règlements, mais dont les tendances indépendantes et l’autonomie nous apparaissent à moitié défigurées dans quelques lignes hostiles d’un chroniqueur du début du xr' siècle. Les marchés anglais étaient fréquentés surtout par les négociants de cette ville, de Brune (Bruxelles?) et d'Anvers, et leurs relations avec la Grande Bretagne étaient fixées par des statuts particuliers appelés Lois

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