‹ Les Collèges d'ArtisansChapitre 99 sur 198 · Wilda, cod. loc., p · texte numérisé non relu

Wilda, cod. loc., p

tant sans doute au delà de l’année 1335 où on trouve déjà deux gildes de ce nom .

En Allemagne comme dans tout l'Occident, la période des invasions fut néfaste pour le développement du commerce et de l’industrie. La civilisation romaine laissa cependant quelques traces jusque dans le nord de la Gaule, et si la forme des anciens collèges ou associations de marchands et d’artisans ne persista pas, du moins il faut y voir une influence précieuse qui donna sur certains points au commerce une force de résistance qu’il n'aurait pas eue sans cela. Les princes cherchèrent autant qu'il étaït en leur pouvoir à balancer la force destructive de l’anarchie et des invasions qui se multiplièrent jusqu’au xr° siècle. Nous avons vu que Charlemagne défendit de tenir les marchés le dimanche, comme il avait défendu de tenir toutes autres assemblées, et sa défense avait un but à la fois politique et religieux. Mais, en dehors de ce cas, il se montrait favorable aux unions formées pour s’indemniser annuellement des naufrages — convenientiæ de naufragiis, — ce qui prouve une recrudescence du mouvement commercial.

Ce mouvement commença en effet à s’accentuer à partir du 1x° siècle. Il se renfermait dans les villes fortifiées, ou autour des abbayes que leur situation topographique mettait à l'abri du pillage. En 874, il y avait un marché à Saint-Omer; au x° siècle on y battait monnaie et au x1° il sy tenait une foire impor-

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