Giry, eod. loc., ch, x
concert avec eux une guihalla, prenant pour eux les deux tiers des revenus de cette maison et laissant le reste aux bourgeois. La ville, protégée à l'extérieur par les rois d'Angleterre Richard et Jean qui les exemptèrent de tonlieux dans leurs états et les prirent sous leur protection, vit sa prospérité croître de plus en plus, de sorte qu’en 1210, le comte de Boulogne la sépara définitivement de Merc et lui donna une juri: diction indépendante : « Dedimus igitur et concessi- « mus, dit la Charte, sepedictis burgensibus , quod « infrà banleucam suam habeant gildam mercaté- « riam, adeo libere et quiete ut illam habent qui de « Merc sunt »*.
Le commerce se faisait surtout par eau. Le Rhin redevint une artère commerciale de première 1mportance, et Cologne fut l’un des centres les plus considérables du commerce en Occident, à cause de sa merveilleuse situation pour correspondre avec le nord, l’est ou l’ouest. Au xIr° siècle, c'était par cette ville au moins autant que par les foires de Champagne que les marchandises du Levant se répandaien* en Occident. Coblentz était également en relations suivies avec des marchands de toute provenance. Plus au nord, dans les bassins de l'Eilbe et du Weser, se trouvaient les places de Lubeck et de Hambourg. À Lubeck, à côté de la Junker-compagnie, existait une gilde de marchands, la Kaufleute-compagnte. À Hambourg, en 1258, on conslate d'abord la présence