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Wauters, eod. loc. Preuves, pp. 49, ba, D4, b

d’une gilde particulière de marchands, et on voit affluer ensuite les étrangers divisés en trois corporations : les marchands venus d'Angleterre {Englandsfahrer, Fraternitas mercatorum de Angli& B. Thomæ Cantuarensis) — les marchands des Flandres ( Flandernfahrer, Fratres corporis Christi) — enfin ceux de Norwège, venus de Schonen et de Bergen (Schonenfahrer, Bergenfahrer). À l'inverse, nous avons vu que l'Allemagne envoyait aussi des nationaux à l'étranger; nous en avons trouvé jusqu’à Nowogorod et à Bergen; il y avait également des Hanses allemandes à Londres, à Bruges, etc. ‘.

Dans l'Ile-de-France, la prospérité commerciale de l’époque romaine n'avait pas entièrement disparu ; les Nautes parisiens et les Marchands de l’eau, leurs successeurs, datent de cette période. Dès le règne de Pépin le Bref, une grande foire existait à Saint-Denis * et Louis VI établit les marchés des halles des Cham peaux où tous les ouvriers venaient chaque semaine vendre leur travailf. Les bouchers et les drapiers invoquaient en faveur de leurs corporations des usages immémoriaux. La manière dont se faisait le commerce enrichit surtout les Marchands de l’eau. En 1121, Louis VI leur accordait le droit de percevoir une taxe de 60 sous par bateau arrivant avec un chargement de vin pendant l’époque des vendanges : en 1141, Louis VII leur vendait un terrain situé

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