‹ Les Collèges d'ArtisansChapitre 104 sur 198 · Wilda, eod. loc., pp. 261 à · texte numérisé non relu

Wilda, eod. loc., pp. 261 à

2. Recueil des histor, de Fr., t. VI, p. 466. 3. Félibien. Histoire de Paris, t. I, p. 172°

place de Grève, peut-être pour y bâtir une maison de réunion, et en 1170 il promulguait en leur faveur le statut suivant : « Consuetudines autem eorum « sunt tales «b antiquo : Nemini licet aliquam merca- « toriam Parisiis per aquam adducere vel reducere, a « ponte Medunte usque ad pontes Parisienses nisi « ille sit Parisiensis atque mercator, vel nisi aliquem « Parisiensem atque mercatorem socium in ipsa mer- « catoria habuerit. Si quis vero aliter facere præ- « sumpserit, tolum amittat et totius medietatem Rex « habebit pro forefacto et reliquam medietatem nostri « Parisienses atque mercatores » ‘. C’est dans ce corps des Marchands de l’eau que se recruta l’échevinage parisien. En Picardie, il y avait aussi les Marchands de l’eau d'Amiens”, et à Rouen une association de marchands qui jouissait en Angleterre de grands privilèges dès le temps d’Ethelred : elle y avait un port spécial, Dunegate,

Au Rhin et à la Seine, si on ajoute la Meuse avec Dinant et ses dinanderies, Huy, Liège, Maestricht, et l’Escaut avec le marché très fréquenté de Cambrai, de Valenciennes, la vieille cité mérovingienne de Tournai, de Gand et d'Anvers, on a les grandes artères du commerce dans la partie nord-ouest du continent. C’est sur ces routes que se multipliaient les associations de marchands qui portent en grand nombre le nom de gildes de drapiers (/akengullen), parce que c'était

Page 1