‹ Les Collèges d'ArtisansChapitre 106 sur 198 · Wauters, eod. loc., pp · texte numérisé non relu

Wauters, eod. loc., pp

primer le vol et les autres désordres, le commerce fat le premier but que l’on se proposa. On trouve comme partout ailleurs des assurances mutuelles en cas de naufrage, des secours donnés aux confrères pauvres pour leur permettre de faire le commerce et les privilèges ordinaires : droit de monnayage, exemption de péages et de tonlieux, etc. ‘.

L'organisation du commerce par les gildes dès une époque fort reculée est donc un fait absolument évident, et on ne saurait nier l'influence immense de l’élément germanique sur la production et la répartition des richesses au moyen âge. Leurs statuts tinrent lieu des mesures protectionnistes que ne pouvait prendre une autorité trop faible et trop morcelée, et, en passant dans le droit public, constituèrent ces monopoles dont la nécessité s'impose au début de toute civilisation.

Cette transition se fit de différentes manières; soit au moyen de privilèges reconnus aux marchands d’une ville dans les chartes octroyées par les seigneurs ou les comtes, soit par l'application du principe de l’association à tous les marchands dune ville. L’'octroi de privilèges aux marchands n’est au fond que le consentement accordé par l’autorité supérieure à leurs demandes; c’est un contrat formé entre les deux parties et souvent renouvelé et augmenté. Les chartes les nlus anciennes comprennent en général trois points principaux : la reconnaissance d’associations Jurées plus ou moins générales entre les bourgeois, la

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