‹ Les Collèges d'ArtisansChapitre 111 sur 198 · Wilda, cod. loc., pp · texte numérisé non relu

Wilda, cod. loc., pp

>, Hist. Fr. Chronic. Aubertinum, t. XIE, p. 499. 3. Brentano, cod. loc., p. cviu.

Fa

public et devaient observer des règlements que justi fait seul l’intérêt général et dont l'autorité supérieure était souveraine maîtresse. De là un mélange d’indépendance et de subordination qui variait, soit avec la liberté plus ou moins grande dont la ville jouissait elle-même, soit avec la situation faite aux artisans par les bourgeois au milieu desquels ils vivaient. Jusque vers le xvr° siècle, dans une partie de l’Europe, les corps de métiers renfermèrent ce double élément; mais, à partir de cette époque, on s’habitua à ne plus les considérer que comme des corps constitués par les villes ou les seigneurs, et ils perdirent le caractère de liberté qu'ils devaient à leur origine.

Ces luttes n’empêchèrent pas les gildes d'artisans

d'exister de bonne heure en Allemagne; ce fut plutôt

un stimulant, quoiqu’elles ne paraissent pas avoir joui toujours d’une grande indépendance. Elles débutèrent surtout par les gildes de tüisserands; on en trouve à Mayence en 1099, à Worms en 111%, à Cologne avant 1149, date à laquelle existait une corporation de tisserands formée uniquement de ceux qui fabriquaient des housses de lit et auxquels furent forcés de s’adjoindre les autres espèces de tisserands. En 1225, dans cette dernière ville, nous voyons encore se fonder une corporation de chapeliers, mais avec l’autorisation de la gilde des patriciens, la Richerzechheit *.

1. Wauters, eod. loc., p. 591. Quoique ces associations fussent libres, il leur fallait la plupart du temps l’acquiescement du conseil de la ville, ou de la Haute gilde, ou du seigneur, pour exercer un métier.

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