Cartulaire de St-Waast d'Arras, p
des classes fut tranchée, plus les artisans eurent à combattre pour acquérir les privilèges qu’ils désiraient posséder. Pour arriver à soumettre à leur loi tous ceux qui exerçaient le même métier, il était nécessaire d'obtenir la reconnaissance du seigneur de la ville ou des bourgeois. De la part de ces derniers, ce n’était guère qu’une concession forcée, tandis que de la part des rois et des princes la résistance n’était pas toujours aussi vive. L’Angleterre nous offre l'exemple d’un développement régulier en accord avec le droit commun, l’union du droit féodal et des chartes ou des privilèges, émanant de l'autorité royale. On pourrait à ce point de vue l’opposer à l’Allemagne et aux Flandres.
En Angieterre, les restrictions que les statuts des gildes d'artisans apportaient à l'exercice des métiers étaient une conséquence du droit commun qui ne permettait pas aux étrangers de jouir de tous les privilèges des bourgeois. IL en était de méme de l'apprentissage dont la durée était déjà fixée par la coutume ou des chartes royales et de bien d’autres prescriptions. Toutes ces dispositions n'étaient pas dictées uniquement par un esprit d'affection et d’assistance mutuelles entre gens du même métier. Dans les statuts qui défendent le travail de nuit, il n'y a qu'un exemple où le motifallégué soit « pro utilitate et com- « moditate pauperum illius officii, cum sunt multi », La préoccupation dominante, quand on fixe Ja darée de la journée de travail, c’est la réglementation du travail en vue de la production et de la qualité de