‹ Les Collèges d'ArtisansChapitre 119 sur 198 · Wilda, eod, loc., p · texte numérisé non relu

Wilda, eod, loc., p

Sur les côtes de Flandre, de nombreuses gildes rurales existaient sans doute avant le 1x siècle : ces populations maritimes, danslesquellesdominaient davantage lesanciennestraditions germaniques, nese convertirent qu’assez tard au christianis ne et gardèrent longtemps leshabitudes d'association des hommes du Nord.Malgré les prohibitions qui pèsent sur les gildes à l’époque carlovingienne et entre autres le capitulaire de Louis le Débonnaire relatif aux conjurations des serfs de Flandres et du Mempisc, que nous aurons plus loin l’occasion de citer, ces associations se développèrent jusqu'au moment où les invasions normandes vinrent forcer ce qui restait d'hommeslibres à s'engager dans les liens de la vassalité. A partir de l’année 830 les incursions se multiplièrent surtout vers les bouches de la Meuse, de l'Escaut et du Rhin et les Normands s’établirent dans l'ile de Walcheren. Du temps de Charles le Chauve, la Neustrie et en particulier la Flandre eurent énormément à en souffrir : la fin du 1x° siècle et le commencement du x‘ sont pleins des ravages qu'ils commirent sur toute la partie nord-ouest de la France et depuis les côtes de la Frise et de la Flandre jusqu’à Louvain. Alors disparurent ces gildes rurales qu'il ne faut pas confondre avec les gildes de marchands et les confréries ‘.

Les monastères, autour desquelsse trouvaient déjà uaturellement groupés un certain nombre d'individus”,

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