‹ Les Collèges d'ArtisansChapitre 129 sur 198 · PORT NP · texte numérisé non relu

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lignagères de Louvain et d'Anvers. Au poiut de vue politique les paraiges de Metz ne furent pas de tout temps investis de l'autorité qu'ils acquirent plus tard. L'organisation primitive était celle de la communauté urbaine, d’origine très ancienne et indécise, comprenant les citoyens libres et les chevaliers, en dehors du clergé et des hommes serviles, quelque chose d'assez semblable à l’ancienne haute gilde. Durant le xin° siècle les cinq premiers paraiges, constitués déjà en corps indépendants, s’'emparèrent graduellement de la plus grande partie de l’autorité jusque-là dévolue à la seule commune urbaine. Dés la première moitié de ce siècle, ils étaient déjà en possession de dix treizeries et se partageaient les trois mairies. Pendant la première moitié du x1v° siècle, la communauté urbaine se transforma elle-même et ne forma plus que le sixième paraige sur lequel les autres finirent même par prendre le pas. Comment s'était opérée celte transformation si curieuse ? Elle vient probablement de ce que la commune, après avoir élu pendant longtemps ses magistrats par voie directe, ne le fit plus que par des délégués qui partagérent ce rôle avec les paraiges. Ce rôle fut saus doute dévolu au sein de la commune à quelques familles plus notables et c’est ce qui constitua finalement le paraige du commun”. L’exemple de la vieille ville de Metz est peut-être la preuve Ka plus intéressante des variétés qui distin-

guent les anciennes associations de bourgeois, au milieu

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