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Prost, Le patriciat dans la ville de Metz

des rapprochements nombreux que l’on peut faire de leur histoire.

À Verdun, tout le pouvoir était passé, comme à Metz, entre les mains des bourgeois divisés en trois associations : Laponte, Azanne et Estouff. Dans une lettre de paix du milieu du xnr° siècle on parle de paraiges : mais on ne saits'ils se confondent avec les lignages dont d’autres documents font mention. A Toul, il y avait également des paraiges de même caractère qu’à Metz.

Au xur' siècle, on couistate dans les Flandres, aussi bien qu’en Allemagne, le dédoublement des classes inférieures qui constituent le commun par opposition aux riches bourgeois, aux grands propriétaires, aux commerçants opulents, dont les familles formaient des lignages échevinaux‘. Dès le xr° siècle, à Neuss, sur 12 échevins 6 étaient nommés par les bourgeois et le reste pris par l’évêque parmi les ministeriales*?.

La possession de l’échevinage ne fut pas le seul objectif des familles qui constituaient l'aristocratie bourgeoise. Elles cherchèrent aussi à s’introduire dans les corporations de monnayeurs dont ’importance s’accrut dans un grand nombre de villes avec l'extension du commerce et le droit de battre monnaie. C'est encore le x siècle qui vit ce progrès des classes élevées. A la fin du +v° siècle, les Mérovingiens avaient commencé à s'affranchir de la monnaie romaine et plus tard ils avaient fait de la frappe

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