Wauters, eo, loc, Preuves, p. 6r
, cod. loc,
"Es
terres ; c’est ainsi que furent créés à Louvain les Hommes de Saint-Pierre (Sint-Peelersmannen) et les Hommes du prévôt (Proostloeten)*.
Ce développement pacifique de la commune suppose l'existence entre les bourgeois d’un lien qui permettait à la ville d’être représentée dans tous les actes de la vie politique. Ce lien résultait des gildes dont nous avons constaté l'existence sur tous les points des Flandres et les faits que nous avons cités prouvent combien il serait faux de voir dans la seule existence de ces gildes une cause d’anarchie et de désordre. Elles subissaient elles-mêmes les nécessités sociales et se développaient sous leur influence, se bornant à sauvegarder les droits légitimes quand leur action lente et progressive ne trouvait pas dans le pouvoir seigueurial une opposition systématique. Au contraire, le mouvement révolutionnaire est beaucoup plus accentué lorsqu'on descend vers le sud, là où la tradition germanique s'était sans doute affaiblie et avait été interrompue par les proscriptions de l’autorité.
Cette différence est encore plus tranchée lorsqu'on compare les chartes françaises à celles de l’Angleterre, et pour exprimer notre pensée à ce sujet, nous ne saurions faire mieux que de traduire un passage d’un érainent historien anglais, W. Stubbs. Il insiste principalement sur le caractère traditionnel des institutions et des dispositions qui font l’objet des chartes de son
1, Wauters, eod. loc. Preuves, p. 223.