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Historiens de France, x, p

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vince :leduc, les grands et les prélats jurèrent de faire respecter la paix et l’anathème fut prononcé contre ceux qui nesoumettraient pas leur querelle au juge de la contrée‘. L’exemple du Midi se répandit rapidement et un grand nombre de conciles furent réunis à cet effet. Ainsi se formèrent sous les auspices de l'Église et la foi du serment des associations qui avaient un but d'assistance mutuelle, puisque, théoriquement au moins, si l’un des conjurés violait la parole donnée, tous les autres devaient faire justice de cette infraction,

Les mœurs du temps ne permettaient pas d’établir une paix perpétuelle ; les conciles instituèrent alors sur les mêmes bases la 7rêve de Dieu. C’est à Elne en Roussillon (16 mai 1027) que se fit le premier règlement de ce nom, et sans parler d’autres conciles tenus dans le même but à Bourges puis à Limoges, c’est dans la même province que se rassembla en 1041 celui de Tuluges dont les décisions servirent ensuite de modèle à toutes les associations du même genre qui se formèrent dans le reste de la France”. En Normandie, en Angleterre, dans les Flandres, l’autorilé les accueillit également avec faveur. A la fin du x1° siècle, les évêques normands revenant du concile de Clermont où s'était formée la première croisade s'assemblèrent en synode à Rouen et les décisions qu'ils prirent donnent une idée assez nette de ce

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