‹ Les Collèges d'ArtisansChapitre 143 sur 198 · Historiers de France, x, p · texte numérisé non relu

Historiers de France, x, p

>. Historiens de France, X, p. 150.

qu'était la Trève de Dieu. — Tous les hommes depuis

âge de douze ans devaient jurer de l’observer. — Elle comprenait le temps qui s'écoule depuis le premier dimanche de carême jusqu’au deuxième dimanche après l’octave de la Pentecôte, du quatrième jour avant l’Avent à l’octave de l'Epiphanie et chaque semaine du mercredi soir au lundi matin ; toutes les fêtes et les vigiles des fêtes de la Sainte Vierge et des apôtres ; il ne restait en dehors de cette émunération qu'environ cinquante jours par an. — Elle était perpétuelle pour les églises, leurs dépendances, les moines, les clercs, les religieuses, les femmes, les voyageurs, les marchands et leurs serviteurs, les bœufs et les chevaux de charrue, les laboureurs, les charretiers et leurs chevaux, les hommes qui se réfugiaient près des charrues, les terres ecclésiastiques et l'argent des clercs".

Les unions formées par ceux qui juraient la paix paraissent être arrivées au même résultat que les gildes, à la formation de communes soit rurales, soit urbaines. S'appuyant sur les preuves données par Aug. Thierry sur l'existence des gildes, M. Semichon conclut : « Donc dès le 1x° siècle, elles n'existaient « déjà plus que dans l'ombre, à l’état d'exception, « comme desconspirations suspectes etdéfendues. Dès « lors, il est difficile de les considérer comme ayant « donné naissance aux communes deux siècles plus < tard. De la fin durx° siècle au x, précisément à l’épo-

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