‹ Les Collèges d'ArtisansChapitre 162 sur 198 · P. Leroy-Beaulieu, op. cit., p · texte numérisé non relu

P. Leroy-Beaulieu, op. cit., p

sibilité: la question de la paye figure dans le programme de plus d’une grève. Grâce au droit de coalition, les ouvriers profiteront ainsi plus facilement qu'ils ne le feraient isclément de l’abondance des capitaux. Par les mêmes moyens, ils peuvent auss! changer la proportion existante entre la population ouvrière et la force productive en mouvement. Une cessation concertée de travail revient à une suppression momentanée d’une partie des bras nécessaires, à une diminution de la population industrielle : la force productive des capitaux, c’est-à-dire la demande des consommateurs, ne diminuant pas en même temps, les entrepreneurs peuvent être forcés d'augmenter le salaire, soit des coalisés, soit de ceux qu'il prend à leur place. Ainsi la coaliüon arrive à profiter même à ceux qui n’en ont pas fait partie. Ce résultat cependant n’a rien de fatal, 1l faut le reconnaitre. La population industrielle n’est pas un, ensemble limité d'individus : il se fait un échange continuel d'usine à usine, de pays à pays; il peut se faire aussi que le patron, avec les ouvriers qui lui restent, puisse répondre aux commandes. Eu un mot, i] ne suflit pas toujours, pour augmenter les salaires, qu'un certain nombre d'ouvriers cessent de travailler : il faut de plus que cette grève affecte, dans une mesure trés variable d’ailleurs, le rapport de la production à la population.

En outre, une influence de ce genre serait illusoire avec la théorie du fonds de salaires; ce ne serait qu'une question de différence dans la répartition, si

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