‹ Les Collèges d'ArtisansChapitre 163 sur 198 · IIS · texte numérisé non relu

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le capital consacré au sala re était une quantité déterminée, qu'elle soit déjà acquise ou que l'entrepreneur l’escompte sur les profits futurs de la production. Au contraire, il n’y a rien d'absolu daus cette quote-part, Elle peut varier depuis un minimum assez faible jusqu’à l'absorption presque complète des profits. Entre ces deux limites, les salaires oscilleront sous l’action de la première loi que nous avons indiquée; mais à cette influence il faut en ajouter une autre, celle du contrat qui constitue le salaire. Nous retrouvons ainsi l’objection classique de l'école individualiste.

Les conditions de ce contrat peuvent être, en partie ou en totalité, réglées d’abord par la coutume. On ne remarque pas assez que les salaires sont fixés non seulement par la proportion entre l'offre et la demande, mais aussi par la coutume, dit M. Batbie, en analysant les conséquences de la loi de 1864". Quoi qu’en disent certains économistes qui s’exagérent peutêtre ses avantages, la coutume ne constitue qu'un état transitoire dans les rapports sociaux; elle est intermédiaire entre la servitude et la liberté. C'est pour cela qu’elle se présente comme favorable ou contraire au principe de la liberté individuelle selon les époques de l’histoire où on la considère. Aujourd’hui, la coutume tend de plus en plus à disparaitre même de la sphère restreinte où elle est renfermée depuis la proclamation de la liberté du travail. 1l faut lui recon-

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