‹ Les Collèges d'ArtisansChapitre 18 sur 198 · L, 1,2, C. Th. De navibus non excusandis · texte numérisé non relu

L, 1,2, C. Th. De navibus non excusandis

al

toutes les sympathies des collèges. Il n’entrait pas dans les détails de l'administration, ne faisant sentirson inflnence que dans la défense des intérêts de la corporation et de ses privilèges ‘. Surtout il faisait de grandes largesses en argent ou en nature et ces liens d’une clientèle de nouvelle forme rattachaient aux ouvriers la famille tout entière du patron : on devenait pater, mater, filia collegi.

Par elles-mêmes, les corporations avaient une certaine indépendance provenant de la richesse commune et variant avec elle. Les membres, par leurs droits d'entrée ou leurs cotisations, contribuaient à entretenir ce fonds social. La capacité juridique de ces personnes morales leur ouvrit bien d’autres sources de gains : legs, donations et autres modes d’acquisition de la propriété. De nombreuses inscriptions relatent les dons qui étaient faits très fréquemment aux collèges : revenus pour faire un banquet à certains Jours; revenus en nature ou en espèces (sportulæ)*; un lieu de sépulture pour les membres du collège , leurs femmes ou leurs concubines® ; un emplacement pour une maison de réunion (schola), etc., etc.

Maintenant que nous supposons le collège pourvu de ses statuts, de son administration et de son patrimoine, voyons comment se tenaient ses assemblées. De ces réuuions trop modestes pour l'histoire, il ne reste pas grand souvenir. Elles se tenaient à jour fixe

Page 1