‹ Les Collèges d'ArtisansChapitre 188 sur 198 · PP PP AT A · texte numérisé non relu

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« 3° Les dispositions qui permettent à l'Union d'em- « ployer ses fonds soit à avantager ses membres, soit « à fournir des secours à tout ouvrier ou employé « qui, sans être membre de la Société, apit en confor - « mité de ses règles et des résolutions prises par « elle;

« 4° Le payement d’amendes encourues en justice ;

« 5° Les arrangements pris entre plusieurs Unions.

On pourrait discuter séparément chacun des cas que prévoit cet article, voir s’il convient de refuser une sanction civile à ces clauses où même s’il ne faut pas les considérer comme des atteintes à la liberté lorsqu'elles sont accompagnées de menaces. Quel que soit le parti à prendre sur cette question, il nous semble qu'il serait fort utile de l'élucider dans un débat parlementaire plus qu’elle ne l’a été jusqu'ici. On est resté trop volontiers dans les généralités ; il serait bon de serrer davantage la discussion et de s'expliquer nettement sur certains faits pratiques, comme la loi anglaise nous en donne l’exemple.

Voilà la seule restriction que nous ferions aux nouvelles réformes proposées : c’est plutôt un desideratum qu'une critique. Nous sommes si éloigné de trouver mauvaise la liberté accordée aux associations syndicales que nous voudrions lui voir donner sur certains points une plus grande efficacité. Nous ne croyons pas que, comprise de cette façon, elle puisse porter une atteinte sérieuse à la liberté du travail. Elle permettra d'utiliser pour leur propre bien et le bien commun l'esprit d'indépendance des classes ouvrières; elle

contribuera sans doute à les détourner des programmes socialistes, parce qu’elle leur montrera dans la société actuelle un but pratique à leur activité. Si ce n’est une panacée universelle mettant fin à l’éternelle question sociale, espérons qu’elle servira du moins à l’apaisement de cet antagonisme malheureux entre les capitalistes et les travailleurs.

POSITIONES

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