‹ Les Collèges d'ArtisansChapitre 3 sur 198 · In Corneliana Ciceronis, p · texte numérisé non relu

In Corneliana Ciceronis, p

NT

au texte de Cicéron, on trouve selon les manuscrits soit Z. Luscellus et C. Marius, soit L. Luscellus et C. Marcius. Sans témérité, ajoute Mommsen, on peut lire L. Julius Cesar et L. Marcius Figulus, consuls en 64. Cette interprétation revient cependant à admettre une version que ne justifie ni le texte d’Asconius ni celui de Cicéron : ce que nous n’osons faire. Il est plus probable que le S.-C. fut porté dans le but d'abolir les co/legia compitalicia. C’est en 68, dit Cicéron, que les jeux de carrefours cessèrent d’être représentés avant leur récente restanration. Composés de gens du peuple, de paysans, de petits boutiquiers, ils formaient une armée toute prête à entrer dans les cadres électoraux. Ils ne tombèrent certainement pas en désuétude, car neuf ans après nous allons voir que le tribun Clodius était trop heureux de les reconstituer pour se rendre populaire. Asconius lui-même, par un rapprochement de dates, confirme l'identité de ces deux mesures : sénatus-consulte porté contre les collèges, dissolution en 68 des collegia compitalicia.

C'était un premier pas vers les mesures restrictives, que tentait le parti des chevaliers dont Pompée, le chef, était alors tout puissant. La brigue électorale était la plus grande des plaies sociales de cette époque, et pour assurer la sincérité relative du vote, on était obligé de prendre les plus curieuses précautions ; les votants étaient parqués dans l’ovile, en sortaient un à un et passaient sur un pont étroit où ils recevaient leur bulletin (/abellæ) qu'ils jetaient ensuite dans une urne

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