CO
de la liberté romaine, lorsqu’on l’a désigné comme le canal de dérivation dans lequel la liberté romaine faisait écouler tout ce qui était impur, indigne, tout ce qui pouvait ternir le sentiment de l'honneur et de la dignité d’uu citoyen romain, on a proclamé en même temps que tout travail vil, affecté exclusivement ou principalement aux esclaves, faisait perdre l'honneur. .… Rivaliser sur ce terrain avec les esclaves, braver les préjugés régnants, c'était renoncer à sOn sang, à 5a POsBOn, c'était se dégrader. Celui-là même qui s’y résignait par besoin se trouvait dans une voie hérissée de difficultés... Les grosses œuvres, tout ce qui concernait les besoins ordinaires de la vie, sauf d’insignifiantes exceptions, était accompli par des esclaves dans toutes les grandes maisons. Point d’autre débouché pour ainsi dire que les classes inférieures; peu de profits par conséquent : quant aux métiers qui exigeaientune adresse et une pratique plus grandes, il y avait des officines et des fabriques qui employaient des esclaves!, » Voilà un résumé magistral de la situation faite par
l’esclavage au travail libre.
Le nombre des esclaves suffisait à tousles emplois :
le triumvir Crassus en avait 500*; Cæcilius Claudius