Plutarque, Crassus
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au temps d’Auguste, 4116‘; quelques-uns en possédaient jusqu’à 40000, une véritable armée*. On en trouve partout, dans le commerce, l'industrie, la navigation, dans l’intérieur des maisons et dans les services publics. Affranchi, l'esclave conserve encore des avantages : il a des habitudes modestes, son patron le protège et souvent lui donne une certaine mise de fonds, La classe élevée n'avait garde de se passer de ces précieux auxiliaires; avec eux, Pas de chômage, même pendant que la guerre appelle sous les armes les citoyens romains; des profits énormes, car la main d'œuvre coûte peu. Cependant, la substitution du travail libre au travail esclave est un fait qui s’impose au v*siècle : « Quand et comment ce changement « s’opéra au sein du monde romain, je ne le sais pas, « ditM. Guizot, et personne, je crois, ne l'a découvert; «mais au commencement du v° siecle, ce pas était « fait®. » À cette époque la classe ouvrière iout entière était répartie en un grand nombre de collèges et cette asie organisation du travail en était même à sa période de décadence. Par suite des affranchissements multipliés, de la diminution de la fortune en général et de la dépopulation des campagnes, par suite de la difficulté de se procurer de nouveaux esclaves quand les grandes guerres de Rome furent terminées, on vit augmenter dans la basse classe le nombre des hommes