‹ Les Collèges d'ArtisansChapitre 51 sur 198 · CAPE · texte numérisé non relu

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Pour avoir caché une femme des gynécées, ou à une amende de 5 livres d’or’ et de 3 livres pour un ou vrier des teintureries*?. Dès la naissance on est rivé à cette chaîne, par l’origine paternelle ou maternelle’,

car les femmes non plus ne peuvent s’en détacher. Le mariage même est interdit à la femme avec un étranger; Si au contraire, c’est une étrangère qui épouse un de ces ouvriers, elle en prend la condition, à moins qu’elle n’appartienne à un autre maître qui la revendique ‘; et, chose étrange, malgré la situation servile &e cette classe d'artisans, il devait y avoir des femmes libres et même d’un rang supérieur à celui de ces ouvriers qui acceptaient de partager leur sort : les cas prévus par les constitutions l’attestent. À ces ateliers on fournissait la matière première afin d’avoir un meilleur travail : mais si l’on gâtait quelque pièce, on en était puni”, et pour que la surveillance fût plus active, on rendait solidaires les membres de ces corporations *. Cette solidarité, excellente quand elle est établie par ceux mêmes qui s'y soumettent, détestable quand elle leur est imposée, existait d’ailleurs aussi dans les collèges libres. Un centonarius passait-il à la curie, ses collègues, s'ils n’en déposaient pas de plainte, devenaient responsables des conséquences. Les biens de ces familles n'étaient pas à leur disposition, mais

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