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devaient subvenir aux obligations de leur charge ‘; c'était encore une règle absolument générale. Par extraordinaire, on pouvait dans certains cas, avec la permission de l’empereur, juxta formam cælitus datarn beneficio principali, sortir de sa condition ; mais que de précautions et de difficultés amassées pour que le fait ne se produisit pas souvent”!
Voilà ce qu'étaient les manufactures impériales et le travail au nom de l'État au 1v° siècle de notre ère : une véritable servitude. Et plus on avança, plus ces ateliers se multiplièrent, plus l'État se fit producteur, anéantissant par une concurrence écrasante le peu de vie qui restait encore aux autres corporations.
Plus on avança aussi, plus les corporations chargées des services publics devinrent indispensables et plus se mulüplièrent les constitations impériales qui les réglementaient, leur accordaient des privilèges, s’etforcaient de remédier aux abus et en somnie faisaient peser de plus en plus sur elles le poids de la décadence de l'empire.
Les naviculaires, en raison des charges considérables qu’ils subissaient et de la mise de fonds que nécessite la construction des navires, ne comptaient pas que des individus de race plébéienne; mais des membres de famille curiale ou quelques autres dignitaires”, primipilarii, personnages sénatoriaux,etc. etc. Nous avons vu plus haut comment se recrutait le per-
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sonvel des corporations et le lien étroit qui par l’origine les y rattachait'. C'est ici le lieu d’insister sur cette servitude qui finit par devenir si lourde. Le naviculaire ne peut passer même dans un autre collège revêtu également de ce-caractère d'utilité publique”, ni sortir du sien par l'obtention de quelque dignité” incompatible avec sa charge : les agentes in rebus, si leur naissance ne les y a pas soumis, sont seuls dispeusés* de cette attache. Non seulement leurs personnes, mais leurs biens, sont affectés à leurs charges et d'une façon plus stricte encore. Si un navicularius, par exemple, est appelé à la succession d’un Pistor, il a le choix ou bien de laisser cette hérédité à la corporation des pistores où aux plus proches parents du défunt, ou bien de passer lui-même dans ce dernier collège, mais il supporte alors avec ses propres biens les charges de celui qu’il a quitté’. Les biens transmis par voie de succession par un naviculaire restent soumis aux mêmes conditions. Constantin, sur la plainte des collèges ruinés par des aliénations entrevifs, appliqua cette décision à tous les modes de transfert de la propriété et les empereurs qui lui succédèrent maintinrent cette règle, en l'appliquant plus spécialement dans leurs constitutions à certains actes: le fisc lui-même fut soumis à ces obligations ‘. Ces
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