Hartwig, loc. cit. p
3. Du Cange. Ve Gulda. « Fraternitas, sodalitium, contubernium, « curia, collegium et Saxon gild vel gildum, solutio, præstatio, « quod qui ejüusmodi sodalitia et confraternitates ineunt pecuniam æ ad communes usus conferant et exsolvant, »
Si on ne trouve pas la gilde proprement dite chez les Germains et les Scandinaves dans les temps les plus reculés de leur histoire, on est frappé cependant de l'existence d’une coutume analogue, que l’on considère en général comme le type primitif des associations répandues plus tard dans toute la partie septentrionale et occidentale de l'Europe. Nous voulons parler du convivium et des réunions si caractérisüques dont il était l’objet. Tacite nous en dit toute l'importance" : « De reconciliandis invicem ini- « micis, et jungendis affinitatibus, et adsciscendis
principibus, de pace denique ac bello, plerumque «in conviviis consultant. » Cette passion pour les banquets où ces barbares naïfs et violents se laissaient aller saus détour à toute la fougue de leurs passions, au milieu de l’entrain du festin, c’est là un trait de mœurs qui se traduit fréquemment dans les sagas ou chroniques scandinaves, comme occupant une place importante dans la vie publique.
Trois fois l'an on se réunissait pour offrir aux dieux des sacrifices’. Chaque homme libre apportait ses provisions ; le roi présidait à ces fêtes, consacrait les victimes et la coupe sacrée (braghafull, coupe des héros où minnoel, coupe d'amitié). On buvait d'abord à Odin, pour demander la victoire au roi, la prospérité au royaume ; la seconde coupe était vidée en l’honneur de Niord et de Freia pour obtenir une heureuse