‹ Les Collèges d'ArtisansChapitre 67 sur 198 · MI · texte numérisé non relu

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le problème historique qu'il faut maintenant élucider, si cela est possible.

C’est en Angleterre que se trouve la première mention des gildes. Dans les lois d’Ina (688-725) et d’AIfred (871-901), il est question de congildi où geoildan ; la plupart des auteurs voient dans cette expression l'indication même de l'existence des gildes et non pas seulement d’une coalition reposant directement sur le partage des terres qui suivit l’invasion saxonre’. On cite aussi communément comme les premiers ves-

tiges de leur apparition les trois gildes d'Exeter”,

d’Abbotsbury et de Cambridge. Les deux premières n'avaient qu'un but religieux et la troisième y joigpait une idée sociale de paix et d’assistance mutuelle. Quoiqu’on reporte leur naissance au 1x° siècle, leurs statuts ne datent que du xi°, mais l'Angleterre possède des documents positifs plus anciens, Dans les Judicia civitatis Lundoniæ datant du roi saxon Athel-

‘stane (924-940), il est question d’une gilde puis-

sante, la Cnihten Gild, qui réunit dans son sein les

associations du même genre existant à Londres et

dans les environs, afin de centraliser les efforts que chacune d’elles faisait séparément pour réprimer les vols, les violences et les agressions des familles

1. Brentano Essay on the development of Gilds in England., ch. I. Hartwig, ‘dans sa dissertation déjà citée (p. 136), prétend au contraire, mais sans preuves positives, que cette opinion est unuiversellement rejetée. Otto Gierke, Das deutsche Genossenschaftsrecht, t. I, p. 224, n. 4, regarde comme vraisemblable l'application de cette expression à une réunion composée de personnes de même sang.

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