‹ Les Collèges d'ArtisansChapitre 70 sur 198 · Wiida, eod. loc., p · texte numérisé non relu

Wiida, eod. loc., p

2. Otto Gierke dit que dans la vie d’un peuple la première association correspond au premier acte conscient que l’on rencontre dans la vie de l'individu,

entre la gilde et le convivium, c’est à notre avis ma poser le problème. L'objet de nos études doit être uniquement de discerner l’agent extérieur qui a influé sur l'organisme moral des races germaniques, de facon à créer une institution nouvelle à la place de celle qui subsistait depuis des siècles, Quel est cet agent? Est-ce l’idée religieuse? Est-ce uniquement la pression du milieu ambiant? Est-ce la réunion de ces deux influences? Comme la plupart des questions d’origine, celle-ci divise les auteurs, et deux éminents historiens, Wilda et Brentano, résument à nos yeux les raisons fondamentales sur lesquelles s'appuient deux doctrines opposées,

Wilda, frappé surtout des dissemblances du convivium et de la gilde, prétend que celle-ci a pris naissance au contact de l’ancien esprit germanique et du christianisme ‘. Pour lui, le premier type de la gilde se : trouve dans les associations purement religieuses formées d’abord ertre les religieux, les prêtres, puis entre les laïques. À côté de ce hut exclusivement spirituel, aumônes, bonnes œuvres, prières, messes, se seraient glissées peu à peu des vues plus matérielles : on aurait songé en même temps qu'à son âme, à ses intérêts temporels, et ce nouvel élément aurait grandi au point de devenir prépondérant, sans cependant exclure le premier. C'est ainsi que, dans la doctrine de Wilda, les gildes aristocratiques, marchandes et autres sont

ées sous l'influence du christianisme.

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