‹ Les Collèges d'ArtisansChapitre 77 sur 198 · Wilda, cod, loc. pp. 55 à · texte numérisé non relu

Wilda, cod, loc. pp. 55 à

taires et l’occident tout entier ne fut pas à coup sûr enrégimenté dans ces associations. D’un autre côté, ce serait une erreur de croire que la gilde exista uniquement dans les classes populaires; la cause qui en généralisa l’application fut l’impuissance souvent constatée du pouvoir civil de remplir son rôle de protecteur et de donner aux sujets de tout état les garanties qu'ils étaient en droit d’attendre de lui‘.

Voilà comment peu à peu, tout d’abord à côté de la famille, puis se substituant à elle, on peut dire d’une facon générale que la gilde germanique grandit et finit par couvrir de son réseau une grande partie de l’Europe. En faisant un mélange éclectique des diverses idées développées avec tant de science et d’autorité par Wilda et Brentano, nous ne prétendons pas arriver à une conclusion systématique; il est évident que les documents ne sont pas assez nombreux pour permettre une telle assurance, Nous n'avons fait en somme qu'émeltre à la suite de ces deux auteurs principaux ces hypothèses; mais nous avons cru les rendre plus vraisemblables en les élargissant et en les dépouillant de leur caractère dogmatique et absolu. Si l’on demande en toutes choses des lumières que le passé jaloux nous cache souvent, on s'expose, par trop de difficulté dans le jugement, à accentuer le doute sur bien des questions historiques. En ce qui

nous intéresse pour le moment, nous avouons néar-

1. Oito Gierke. Rechtsgeschichte der deutschen Genossensehaft, t. 1, $ 26. « Das Uebermass der Kommendationen rief eine Re

aktion des im Vo'kelcb nden Sinnes für Unabhangigkeit und Gleichheit hervor »,

moins préférer au septicisme qui est la seule conclu-

*, les probabilités dont nous avons

sion d'Hartwig essayé de déterminer le degré, quelque faible qu’eiles soient. À

Grâce aux savants ouvrages que nous avons eu fréquemment l'occasion de citer, nous pensons avoir expliqué et rectifié dans une certaine mesure les opinions qui ont cours sur l'origine de la gilde et sa liaison avec le convivium si répandu chez les Germains. C’est là une question qu'il ne faut pas confondre avec celle de l’origine des gildes de diverses formes : gildes de secours mutuels, gildes marchandes, gildes de métiers, etc. Cette seconde partie doit être l’objet de nos études postérieures ; elle consiste à proprement parler dans l'examen des transformations qu'a subies la gilde primitive et des différents rôies qu’elle a joués concurremment avec les autres institutions du moyen âge : la féodalité, l’échevinage, le patriciat, etc. Avant d'atteindre ce but, il est nécessaire de pénetrer plus intimement dans la constitution

même de la gilde.

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