‹ Les Collèges d'ArtisansChapitre 83 sur 198 · FAT · texte numérisé non relu

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terre, trois, quatre et quelquefois six ans en France, en Allemagne, de deux à quatre ans. Lorsque ces gildes par des luttes souvent sanglantes eurent acquis une certaine importance politique, la réception d’un apprenti devint une initiation à la vie de citoyen; dans tous les cas, c'était un noviciat indispensable à la pratique industrielle. De cette facon, non seulement les gildes arrivèrent à limiter le nombre de leurs membres, mais aussi à le diminuer. À Londres sous Henri FF, le corps des tisserands comptait 280 personnes; sous Édouard III, il n’en comprenait que 80 : c’est ce qui obligea le roi, pour faire échec à ces tendances oligarchiques, à protéger les marchands étrangers, surtout ceux qui venaient vendre des toiles de couleurs. D’autres fois enfin, on limitait le nombre des adhérents uniquement afin que la maison de la gilde püt les contenir tous".

La principale richesse des statuts de gildes consiste en règlements minutieux sur les réunions et les banquets, permettant de saisir au vif les mœurs plus ou moins policées du moyen âge. Elles se ressemblaient assez dans tous les pays pour que nous puissions réunir en un seul corps les prescriptions éparses dans les divers documents anglais, allemands et français.

Les réunions étaient plus ou moins fréquentes et d’une importance variable : les unes étaient partielles, lorsque la gilde se subdivisait en un certain nombre de décanats ou de sections ; les autres générales (ga-

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