Wilda, eca. loc., p
therings et meetings en Angleterre). Quelques-unes portaient un nom particulier, morn-speech où réunious du matin, sans doute à cause de l'heure où elles se tenaient primitivement. La réunion principale se tenait à la fête du patron; c'était l'occasion de fêtes religieuses, de processions, de services solennels et de jeux qui ont subsisté en certains endroits, portant encore le nom de Mystères. Il y avait des confréries dont le but unique était de donner ces représentations moitié scéniques, moitié religieuses. À York, le peuple s’intéressa beaucoup à une pièce qui avait pour sujet la bonté de l'oraison dominicale ; le succès ayant été complet, une gilde se forma sous le nom de Gid of the Lords Prayer (gilde de l’Oraison-Dominicale) pour le perpétuer*.
Les statuts d’une gilde du xiv° siècle nous donnent dans tout leur détail le cérémonial curieux d’une de ces réunions : c’est la gilde de Sainte-Hélène à Beverley ° : « À la fin de l’année, l’alderman et les stewards et tous « les frères et sœurs de la gilde se réunissent à la fête « de Sainte-Hélène. On choisit un jeune homme, le « plus beau que l’on peut trouver, et on l’habille en « reine, comme sainte Hélène. Ce jeune homme est « précédé d’un vieillard portant une croix et d’un « autre vieillard portant une pelle, en souvenir de « l'invention de la sainte Croix. Les sœurs de la gilde « viennent ensuite, deux à deux, puis les frères, deux « à deux, puis les deux stewards et enfin l’alderman,
1. The original ordinances, etc., P. 137- >, The original ordinances, p. 148.
« Tous bien habillés, ils se rendent ainsi, aecompa « gnés d’un grand nombre de musiciens, à l'église « des Frères mineurs de Beverlev; et là, à l’autel de « sainte Hélène, on célèbre une messe solennelle et « chaque membre de la gilde donne à l’offrande un « penny. La messe finie et toutes les prières dites, « chacun s’en retourne chez soi. Dans l'après-diner « tous les membres se réunissent dans une pièce de « la maison de la gilde; on y mange du pain et de « la viande et on boit de l’ale à discrétion. Eusuite, « on choisit à l'unanimité parmi les hommes les plus « estimés de la gilde un alderman et deux stewards « pour l’année suivante, »
À ces réunions, on faisait aussi des prières pour les vivants et pour les morts : « Sacerdos etiamin iis
duas missas cantabit, alteram pro vivis, alteram pro « mortuis amicis. Quisque etiam laicus frater cantabit « duos psalmos, alterum pro amicis qui inter vivos « sunt, alterum pro iis qui sunt mortui'. » Dans la gilde de Kanut de Malmoë, on y ajoutait une messe pour les rois qui avaient doté la gilde de faveurs et de privilèges?.
Puis venaient les banquets qui ne sont pas la partie la moins curieuse des gildes. D’après les anciens historiens, chez les Perses c'était à qui supporterait le mieux le vin et cette épreuve singulière servait même à classer les prétendants au trône. Les hommes du
1. Gilde d’Exeter, traduction d’Hickesius. Considé‘ations sur l'histoire de France. Pièces justificatives.