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assister au banquet, on lui envoyait une part de la même qualité que les objets servis à la table de la gilde, « so gut als man auf der Stube gemeinlich zu « Tische speiset. » Mais si on n'avait pas d’excuse à faire valoir, on était tenu sous peine d'amende d’assister à la réunion : — « Dès que le chaudron a été « mis sur le feu et avant le convivium, celui qui se « sera absenlé sans la permission du senior, payera « autant que s’il y avait pris part‘. »
Comme tous les autres éléments de la gilde, celui-ci finit sans doute par se transformer, et les banquets à frais communs, institués primitivement pour délibérer sur les intérêts généraux et cousacrer l'union des membres de la gilde, finirent par devenir des espèces de tables d'hôte. Au xiv° siècle, dans l'ancienne gilde de Limpurg à Francfort-sur-le-Mein, ii y avait chaque jour entre trois et quatre heures un diner (Yesperbrod), ou bien un Unter — où Nachmittagstrunk, auxquels pouvaient prendre part, outre les confrères, certaines personnes de distinction. À tour de rôle un des confrères était chargé de faire l’hôtelier et de surveiller le service ; il portait le nom de S/ubenknecht*.
Pour terminer cette analyse de la constitution de la gilde, il nous reste à parler encore de deux traits non moins caractéristiques que ceux dont nous avons parlé jusqu'ici : l'élément religieux et l'assistance que se devaient mutuellement les membres.
1. Gilde d'Eric $$ 15, 22. — Gilde de Berwick $ 14. — Gilde de
St-Omer. — Gilde d’Exeter, etc. etc.