Wild, cod. loc., p
Quel que soit le genre de l’association, elle reconnaissait toujours au moins un patron qui souvent, dans les cérémonies, avait le pas sur Dieu lui-même”. Ce côté religieux, sans être une partie essentielle de la gilde, tenait assez intimement aux mœurs du moyen âge pour avoir toujours persisté ?, Quelques exemples prouvent assez que ce n’était pas le but principal des gildes de laiques : à Cambridge, il y avait trois gildes, dont l’une excluait les prêtres, tandis que l’autre les admettait, mais sans les laisser prendre part aux affaires communes; dans la troisième, on entretenait un chapelain, mais si l’état de la caisse ne permettait pas à la fois de nourrir les confrères pauvres et de payer ce chapelain, celui-ci était supprimé *. Cela n'empêche pas de constater combien l'esprit religieux dominait les règlements de toutes les gildes. Lorsqu'un de leurs membres mourait, ses confrères priaient pour) lui et quelquefois ceux qui étaient « lettrés » devaient dire. plus de prières que les illettrés*. Les funérailles se faisaient aux frais de la gilde*. Tout le monde accompagnait son cercueil et faisait des offrandes expiatoires‘. Les officiers de la gilde désignaient ceux qui
r. Gilde d'Eric $ 43.
2. Early english text. etc... Zntroduction, p. xxvrr. — Gildes de Cambridge, — d'Exeter. etc.
3. Early english text society, The original ordinances, etc. p. 264, 2690271
4. Gilde de Ste-Katherine à Norwich, The original ordinances, ete., p- 20.
5. Gilde de Ste-Katherine à Londres, p. 6. — de Bérwick — des foulons de Lincola, p. 8r. The original ordinances, ete.